Un monde, un mois
Février 2026, entre coups de chaud et coups de théâtre
Février 2026 s’achève, et on ne sait toujours pas très bien si ce mois était censé être court pour nous laisser souffler… ou pour éviter qu’on se rende compte qu’il ressemblait furieusement à une saison entière de télénovela. À croire que le calendrier a décidé de nous ménager : “28 jours, pas un de plus, sinon ils vont demander un remboursement”. Pendant que les amoureux du 14 février se remettaient de leurs bouquets hors de prix et de leurs chocolats fondus (merci la canicule précoce), la planète, elle, continuait son petit marathon d’absurdités.

🌡️ Climat : la météo joue à “pile je brûle, face je fonds”
On a appris ce mois-ci que plusieurs capitales européennes envisagent d’instaurer un “indice de transpiration nationale” pour mieux communiquer sur les vagues de chaleur. Une idée brillante, surtout quand on sait que certains ministères n’arrivent déjà pas à mettre à jour leurs sites web depuis 2018. En Isan, on a réglé la question depuis longtemps : on appelle ça “la saison chaude”, et on vit avec. On boit de l’eau, on se met à l’ombre, et on ne repeint pas les glaciers en blanc pour faire joli.
🤖 Technologie : l’IA veut maintenant écrire des poèmes… et ça se voit
Après avoir traduit les chats en janvier, l’intelligence artificielle a décidé en février de se lancer dans la poésie. Résultat : des vers libres tellement libres qu’ils se sont échappés du sens commun. Un grand quotidien a même publié un sonnet généré automatiquement, avant de s’excuser en expliquant qu’il pensait que c’était une tribune d’un député. Le Farang, lui, continue de se battre avec son application de livraison qui insiste pour envoyer ses commandes à un village voisin. L’IA, c’est bien, mais quand elle saura reconnaître une maison en Isan sans GPS, on en reparlera.
🚀 Espace : la Lune, nouvelle destination “bien-être”
Les agences spatiales ont annoncé un projet de “séjour lunaire détox” pour milliardaires stressés. Au programme : silence absolu, gravité réduite et absence totale de notifications. On leur souhaite bon voyage. Ici, pour la détox, on a déjà la sieste sous le manguier et le chant des geckos. Et c’est moins cher qu’un aller-retour Terre–Lune.
🏛️ Politique internationale : théâtre d’ombres et marionnettes
Février a vu défiler une série de sommets diplomatiques où tout le monde a promis tout à tout le monde, avant de préciser en petit : “sous réserve de conditions favorables, de bonne humeur générale et de disponibilité budgétaire”. C’est un peu comme commander un plat dans un restaurant de Bangkok : vous pensez avoir choisi quelque chose de simple, et vous vous retrouvez avec trois sauces, deux suppléments et une addition qui vous regarde de haut.
⚽ Sport : la Coupe du Monde chauffe les crampons
Les équipes continuent de se préparer, les supporters affûtent leurs cordes vocales, et les vendeurs de maillots se frottent les mains. On a même appris que certaines fédérations testent des capteurs biométriques pour éviter les “simulations excessives”. On attend de voir. Si la technologie peut empêcher un joueur de s’écrouler comme si on lui avait tiré dessus alors qu’on l’a effleuré du coude, ce sera déjà une révolution.
🧘 Société : la mode du “rien faire” gagne du terrain
Un pays nordique a proposé d’instaurer une “pause nationale obligatoire” de 10 minutes par jour pour réduire le stress. En Isan, on appelle ça “attendre que la pluie passe”, “attendre que le riz cuise”, ou simplement “vivre”. On pourrait leur donner des cours, mais ils risqueraient de vouloir nous envoyer des consultants.
Février s’en va, laissant derrière lui un parfum de comédie douce-amère et quelques éclats de rire nerveux. Mars arrive, avec ses promesses de renouveau, ses allergies au pollen et ses projets qui, paraît-il, “vont vraiment commencer cette fois-ci”.On se retrouve dans un mois, sous d’autres cieux, avec d’autres histoires.

D’ici là, prenez soin de vous, gardez le sourire, et n’oubliez pas : mai pen rai, le monde tourne, même quand il grince un peu.
Thierry
Janvier 2026, entre frissons et bulles de savon

🗓️ Décembre 2025 : Un Monde (presque) Givré
Décembre en Isan, c’est normalement la saison « fraîche ». Mais en 2025, la fraîcheur est un concept aussi flou qu’une promesse électorale. À Bangkok, on installe des sapins géants climatisés pendant que le gouvernement tente de stabiliser un énième remaniement plus complexe qu’un puzzle de 5000 pièces.

🟡 Paris : Le "zéro pointé" au thermomètre
Pendant que Bangkok est thermostat 1, Paris a choisi la zone de confort... du frigo. Le 24 décembre, la capitale s'est figée dans un petit 0 à 3°C persistant. Pas assez froid pour avoir de la belle neige de cinéma, mais juste assez pour que l'humidité de la Seine vous transperce les os dès la sortie du métro.Le sport national ? Essayer de rester chic en terrasse chauffée sous un plaid qui a vu passer trois générations de touristes. La nouvelle tendance TikTok ? « Comment identifier un vrai Parisien » : c'est celui qui se plaint du froid alors qu'il porte une écharpe de deux mètres, mais qui refuse de fermer son dernier bouton de manteau pour le style.
🟡 Géopolitique : Le grand bal des ego
Le monde continue de tanguer, mais avec des guirlandes. Les sommets internationaux de fin d'année ressemblent de plus en plus à des repas de famille qui tournent mal : tout le monde sourit pour la photo officielle, mais on se donne des coups de pied sous la table à propos de la cybersécurité et des droits de douane sur les puces électroniques.
🟡 Science & Espace : On a perdu le Nord (littéralement)
La Terre continue de faire des siennes. Après avoir accéléré en juillet, elle semble maintenant hésiter. Les scientifiques ont remarqué une anomalie magnétique : les boussoles de certains smartphones indiquent que le Pôle Nord se trouve désormais quelque part entre une pizzeria à Naples et une rizière à Udon Thani. Côté ciel, une pluie de météorites « ultra-brillantes » a illuminé le 20 décembre. Certains y ont vu un signe de fin du monde, d'autres une excellente opportunité de faire des selfies sans filtre. La science nous dit que c'est de la poussière spatiale ; l'humanité, elle, y voit surtout un beau spectacle gratuit pour oublier que la facture d'électricité arrive.
🟡 Le mot de la fin
Entre des banquises qui jouent les glaçons dans un cocktail trop chaud, des politiciens en mode pilotage automatique et une planète qui tourne à sa propre cadence, décembre 2025 nous confirme une chose : le monde ne tourne peut-être pas rond, mais il tourne sacrément vite.
- On commence avec les Nobel, ces éclairs de génie : physique, chimie, médecine — des innovations qui font clignoter nos cerveaux comme des lucioles dans la nuit.
- En Ukraine, Zelenskyy joue une carte audacieuse : s’il obtient un cessez-le-feu, il propose de nommer Donald Trump pour le Prix Nobel de la Paix. Un pari politique, un peu comme lancer une boule sur une table bancale. •
- En football global, Gianni Infantino envisage de jouer le calendrier à l’envers : et si les Coupes du monde d’hiver devenaient… plus fréquentes ? Le monde tremble déjà à l’idée de stades géants en plein été.
- Et aujourd’hui, 10 octobre, c’est la Journée mondiale de la santé mentale — moment pour respirer, penser, dire stop, se reconnecter. Même notre tête a besoin de vacances parfois.
- Le ciel n’est pas toujours clément : d’énormes pluies et tempêtes ont frappé 16 provinces. Des milliers de foyers touchés. Le Premier ministre a lancé les secours — trempés, mais solidaires.
- Côté économie, un coup de balai dans les mauvaises dettes : la Thaïlande va racheter 307 millions de dollars de dettes ménagères. Un genre de “je t’aide, tu respires” financier.
- Pour préserver l’âme du pays, le quotidien s’anime : concours de buffles de beauté (oui, vraiment !) à Chonburi — cornes, sabots et grâce bovine au rendez-vous.
- Et pour les voyageurs curieux, une petite nouveauté : un impôt de 300 bahts sur chaque touriste entrant dans le royaume — mais promis, c’est pour de bonnes causes : assurance et meilleurs services touristiques.
Malgré les pluies qui inondent, les dettes qui pèsent, les défis qui s’empilent — le peuple avance.
- Changement de décor : Sébastien Lecornu, nommé Premier ministre en septembre, remet sa démission le 6 octobre, quelques heures seulement après avoir présenté son gouvernement. Il devient ainsi le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République.
- Le pouvoir cherche un capitaine : Emmanuel Macron doit nommer un sixième Premier ministre en moins de deux ans pour tenter de sortir de l’ornière — entre blocage parlementaire, dettes élevées et tension sociale.
- L’économie avance sur la pointe des pieds : selon la Banque de France, une croissance de +0,3 % au troisième trimestre — pas catastrophique, mais fragile face à la tempête politique et à l’incertitude.
Pendant ce temps, Tokyo fait sa propre version estivale de l’enfer : 42 °C à midi, coupures d’électricité, hôpitaux plus remplis que les piscines… Et certains fuient en groupes dans les grands magasins juste pour le climat. TikTok regorge de tutos "DIY glace instantanée avec ventilateur et glaçons".
Jupiter et Mercury ont été mis de côté : ici c’est notre planète Terre qui fait un tour plus vite ! Le 10 juillet, elle a bouclé son tour 1,36 milliseconde plus vite que prévu. Oui, la vie s’accélère… littéralement.
- Festival Phi Ta Khon (Dan Sai, Loei) : du 28 au 30 juin, les habitants sortent leurs plus beaux masques de fantômes pour une parade haute en couleurs, histoire de rappeler que non, les esprits locaux ne sont toujours pas fatigués.
- Siam Tulip Festival (Chaiyaphum) : dès le 1er juin, des champs entiers de tulipes thaïes explosent en rose et violet. Parfait pour un “flower selfie” si tu veux te fondre dans la foule des influenceurs.
- Les grands de ce monde se sont retrouvés à Kananaskis les 16–17 juin pour discuter défense, drones, et cocktails. Pas de photo rigolote de Trudeau avec une poutine à la main… mais l’ambiance a dû être savoureuse.
- Le 1er juin, Karol Nawrocki a été élu président au terme d’un duel serré face à Rafał Trzaskowski. Résultat : suspens maximum au pays des pierogis et un résultat serré, comme ton jean après Songkran.
- Le même jour, Lee Jae Myung a remporté l’élection présidentielle sud‑coréenne, dans un scrutin avancé après l’impeachment de Yoon Suk Yeol. Les sud‑coréens changent de chef comme on change de masque… mais sans se masquer !.
- Depuis le 6 juin, Ambiance “Mad Max” mais sans effets spéciaux. Los Angeles est le théâtre de grandes mobilisations contre les déportations massives mises en place par ICE. Entre barricades, larmes et quelques croissants brûlés… la Garde nationale est entrée en scène.
- Le 12 juin, le vol Air India 171 (Boeing 787) s’est écrasé après son décollage d’Ahmedabad, causant près de 269 morts. Un rappel dramatique que même en 2025, voler reste une aventure… parfois fatalement épique.
- Les 24–25 juin, à La Haye, le sommet de l’OTAN a vu des dirigeants (Trump inclus) se serrer la pince pour promettre 5 % de dépenses de défense du PIB. À l’occasion, on a appris que la Belgique avait oublié son invitation… ou pas.
- Pendant ce temps en Europe, une canicule de plus de 40 °C frappe l’Italie, l’Espagne et le Portugal, au même moment où Jeff Bezos s’est dit “oui” devant un parterre hollywoodien à Venise… pour environ 40 millions d’euros de strass et de chapeaux qui fondent au soleil.
- Oui, Voltaire pour l’Histoire.
Retour dans l’espace avec l’annonce choc de l’Agence Spatiale Européenne corroborée par la NASA et relayée par le Figaro du 18 février : un astéroïde baptisé YR4 fonce en direction de notre chère planète. Le risque de collision est aujourd’hui évalué à 3,2%. D’une taille estimée entre 40 et 90 mètres de large il pourrait frapper la Terre le 22 décembre 2032.
