Demain c'est dimanche
Le QR code et moi...
Demain, c'est dimanche,
Un jour de repos. Un jour sans prise de tête. Un jour pour traîner en savates, boire son café tranquillement en regardant les lézards sur le mur du jardin, et se dire qu'on a encore bien de la chance d'être là.
En vie.
Car à notre âge et entre nous, on ne va pas se mentir, chaque dimanche qui pointe le bout de son nez mérite qu'on lui tire chapeau. On a dépassé l'espérance de vie statistique de pas mal de nos collègues de lycée, et ça, ça se fête. Avec un café. Et un sourire. Sauf si, par malheur, vous avez décidé de régler votre addition au restaurant.

Car désormais, en Thaïlande, payer en espèces c'est un peu comme arriver en calèche à un échangeur d'autoroute : ça marche, techniquement, mais ça surprend tout le monde et le type derrière vous klaxonne.
Non. Ici, le rite sacré, c'est le QR code.
Ce petit carré pixelisé qui vous fixe depuis la table, froid et impassible, comme un jeune de vingt-cinq ans qui vous regarde essayer de débloquer votre smartphone avec un doigt qui ne répond plus très bien depuis l'arthrose de 2019.
Le serveur arrive. Il pose l'addition. Il pose le carré. Il vous sourit, ce sourire thaï d'une patience cosmique, le sourire de quelqu'un qui a toute la vie devant lui, ce qui n'est franchement pas notre cas à tous.
Vous sortez le téléphone. Vous cadrez. Vous recadrez. Vous avancez. Vous reculez. Vous inclinez. La connexion rame. Le téléphone réfléchit. Vous aussi, mais dans un autre sens, vous réfléchissez à ce que vous faisiez à l'époque où payer, c'était juste tendre un billet et attendre la monnaie. Quelle époque lumineuse. Quelle époque rapide.
Le serveur attend toujours.
Il attend avec ce sourire. Ce sourire qui dit "Prenez votre temps, monsieur, je suis jeune, j'ai des décennies devant moi."
Et vous, dans votre tête : "Moi aussi j'en avais, des décennies. Elles sont passées à une vitesse..."
Finalement, ça s'ouvre. Une page apparaît. En thaï. Avec un champ pour entrer votre numéro de téléphone thaï. Que vous n'avez pas. Parce que votre opérateur français ne passe pas ici depuis qu'ils ont changé les antennes en 2021, et de toute façon votre forfait "senior serein" ne couvre pas l'Asie du Sud-Est.
Votre voisin de table, un compatriote, à vue de nez à peu près du même millésime que vous, vous glisse discrètement :
"T'as PromptPay, toi ?"
Chuchoté. Comme un mot de passe de résistant. Comme si avoir PromptPay en 2026, c'était le signe qu'on a réussi quelque chose dans cette vie. Qu'on peut mourir en paix. Ou du moins aller aux toilettes en paix après le repas, ce qui à notre âge revient parfois au même.
Il y a aussi le QR code du marché nocturne de Roi Et qui renvoie sur une page Facebook créée en 2017, abandonnée en 2019, et qui affiche encore comme photo de profil une image de pad thaï floue prise avec un Nokia.
Il y a le QR code du temple qui ouvre une vidéo YouTube de 47 minutes sur l'histoire de la province, avec une bande-son de flûtes traditionnelles et un générique en police Comic Sans.
Il y a le QR code de la pharmacie qui, quand on le scanne, demande si on veut s'abonner à la newsletter.
Et il y a nous. Debout. Téléphone en l'air. Lunettes sur le nez. Genou qui craque. Tentant de payer notre soupe de nouilles avec la dignité qui nous reste.
En France, à la même heure, nos cousins essaient encore de faire accepter un chèque dans une boulangerie. Le boulanger les regarde comme s'ils avaient sorti un parchemin médiéval. Le débat dure depuis dix minutes. La baguette refroidit.
Nous, au moins, on est modernes.
Enfin. On essaie.
Au fond, le QR code, c'est la métaphore parfaite de notre vie d'expatrié de l'automne, on pointe dans la bonne direction, on espère être bien connecté, on attend que quelque chose s'ouvre...
Et des fois ça s'ouvre. Et des fois ça rame. Et des fois le serveur finit par accepter les espèces sans rien dire, avec ce même sourire bienveillant, parce qu'il a compris que certains clients appartiennent à une époque qui mérite quand même un peu d'égards.
Allez.
Bon dimanche à tous.
Profitez du café. Profitez du soleil. Profitez des lézards sur le mur.
Et si vous allez au resto ce midi, vérifiez votre connexion avant de commander.
On n'a plus vraiment de temps à perdre.
Thierry
Samedi 13 juin 2026
Bientôt la fin d’un mythe…
Qui, parmi les habitués de la Thaïlande, n’a jamais poussé la porte d’un fameux « Yisip », ce temple du dépannage où « tout ou presque coûte 20 bahts » ?
Le Yisip, c’est un peu la caverne d’Ali Baba version thaïlandaise. Avec un simple billet vert de 20 bahts en poche, on pouvait repartir avec un jouet pour le petit dernier, des épingles à linge pour madame, un tournevis pour monsieur, un os en plastique pour le chien, ou encore un objet dont personne ne connaissait vraiment l’utilité… mais qui semblait indispensable sur le moment.

Certes, la qualité était parfois aussi mystérieuse que l’origine du produit, mais peu importe : cela dépannait, et souvent avec le sourire.
Pour beaucoup d’expatriés et de voyageurs, le Yisip fait partie du paysage thaïlandais au même titre que les motos chargées de trois générations d’une même famille ou les câbles électriques qui défient les lois de la gravité.
Mais voilà que le vent tourne.
Depuis quelques années, un nouveau géant venu de Malaisie avance ses pions à grande vitesse : MR DIY. Le concept est simple : proposer les mêmes types de produits, mais dans des magasins immenses, climatisés, bien rangés, et souvent à des prix encore plus bas. En quelque sorte, un « Yisip sous stéroïdes ».
Aujourd’hui, MR DIY compte déjà plus de 1 000 magasins répartis dans les 77 provinces du royaume, avec l’ambition affichée d’en ouvrir 500 supplémentaires d’ici 2027. Une croissance fulgurante soutenue par des investisseurs de poids, dont une filiale de la Banque mondiale.
La stratégie est redoutablement efficace : s’installer partout où l’offre commerciale moderne reste limitée, un peu comme l’ont fait les incontournables 7-Eleven. L’enseigne revendique plus de 15 000 références et mène une guerre des prix permanente, tout en cherchant à améliorer la qualité de ses produits.
À Roi Et, l’une de ces nouvelles enseignes vient d’ouvrir ses portes… presque en face d’un Yisip traditionnel. Le symbole est fort.
D’un côté, le petit magasin de quartier où l’on trouve de tout, parfois même ce que l’on ne cherche pas. De l’autre, un géant international aux moyens considérables.
Combien de temps David résistera-t-il à Goliath ? Nul ne le sait. Mais cette fois-ci, il serait prudent de ne pas trop miser sur le lance-pierre.
Si les Yisip venaient à disparaître, ce ne serait sans doute pas un drame économique national. Pourtant, beaucoup regretteraient la disparition de ces petites boutiques improbables où, pour 20 bahts, on achetait rarement ce dont on avait besoin... mais presque toujours quelque chose qui nous faisait sourire.
Gérard Dorchy
Samedi 06 juin 2026
Le grand frisson des urnes tropicales
Ça y est, le suspense insoutenable est enfin terminé. Les résultats sont tombés, les lampions de la fête sont éteints, et la démocratie a triomphé dans un murmure discret. Oui, nous parlons bien des élections des conseillers consulaires qui viennent de s'achever.
Pendant des semaines, nos boîtes mail ont été prises d'assaut par des professions de foi d'un lyrisme absolu. À les lire, on aurait presque pu croire que nos futurs élus allaient personnellement réparer les nids-de-poule de la route de Udon Thani, climatiser les files d'attente de l'Immigration ou indexer le cours du baht sur le prix de la baguette à Paris.
Et puis, il y a eu le grand moment du vote. Deux écoles se sont affrontées.
D'un côté, les technophiles, qui ont tenté l'aventure du vote par internet. Un parcours du combattant numérique haut en couleur : trouver le bon identifiant reçu par SMS (qui arrive parfois trois jours après la bataille), entrer le mot de passe reçu par mail, valider le code de sécurité, pour finalement voir l'écran ramer parce que la connexion 4G locale a décidé de faire la sieste. Autant dire que pour certains, la crise de nerfs était plus proche que le devoir citoyen.

De l'autre côté, les puristes, prêts à faire trois heures de pick-up sous une chaleur de plomb pour aller glisser un bulletin en papier dans une vraie urne. Une belle occasion de croiser les copains, de refaire le monde autour d'une boisson fraîche et de vérifier si le costume de gendarme de Gérard n'a pas trop pris la poussière.
Au final, le taux de participation aura, comme d'habitude, frôlé des sommets d'indifférence. Il faut dire qu'entre aller voter sur un écran récalcitrant et négocier le prix des mangues au marché du village, le choix est vite fait pour beaucoup de Farangs.
Quoi qu'il en soit, félicitations aux heureux élus ! Ils ont maintenant la lourde tâche de nous représenter. On attend de voir avec impatience comment ils vont concrétiser leurs promesses... en espérant que cela ne devienne pas, comme pour la forme de la Terre ou le voyage sur la Lune, une simple question de croyance et de belles paroles.
Bon dimanche à tous, et que la boussole de votre logique ne perde pas le nord d'ici la semaine prochaine !
Samedi 11 Avril 2026
Le monde à l’eau claire...
Demain, c’est dimanche.
Le jour idéal pour se reposer… et faire une erreur stratégique : allumer les infos. Parce qu’en général, ça commence mal.
“Encore une tension…”
“Nouvelle crise…”
“Situation préoccupante…” Au bout de trois minutes, on hésite entre éteindre la télé… ou partir vivre sur une île déserte. Sans Wi-Fi. Ce qui, en 2026, est quand même un sacrifice considérable.

Et puis, pendant ce temps-là, quelque part en Thaïlande, il y a des gens qui ont pris le problème autrement.
Eux, ils ont inventé Songkran.
Le concept ?
Quand l’année devient trop lourde… on prend de l’eau, et on arrose tout le monde. Simple. Efficace. Rafraîchissant.
Alors oui, vu de loin, ça ressemble à une guerre.
Mais une guerre où les “armes de destruction massive” font “pschitt”,
où les “zones de combat” sont des rues pleines de rires,
et où les seuls dommages collatéraux sont des téléphones noyés et des chemises trempées.
Finalement, si toutes les guerres se réglaient comme ça,
on signerait des armistices en tongs, avec un pistolet à eau à la main.
Et il faut reconnaître qu’ils ont peut-être un temps d’avance.
Pendant que certains débattent du réchauffement climatique,
ici, on applique une solution concrète : arroser tout ce qui bouge.
Pendant que le monde s’échauffe, la Thaïlande, elle, refroidit l’ambiance.
Et il y a aussi cette idée, presque poétique :
laver l’année passée, repartir à zéro, nettoyer ce qui doit l’être.
Bon. Si on devait faire pareil avec les informations,
il faudrait probablement un camion-citerne.
Mais l’esprit est là.
Parce qu’au fond, Songkran pose une vraie question :
et si, au lieu d’ajouter du stress au stress… on décidait, de temps en temps, de tout passer à l’eau claire ?
Alors non, pas besoin d’attaquer les passants avec un seau restons mesurés mais on peut au moins essayer de prendre un peu de distance. Rire un peu.
Relativiser beaucoup.
Et, pourquoi pas, éclabousser gentiment tout ce qui nous plombe depuis janvier. Après tout, c’est dimanche. Et demain, si quelqu’un vous trouve un peu trop léger pour l’époque…dites-lui simplement que vous êtes passé en mode Songkran.
Une thérapie à base d’eau fraîche.
Sans ordonnance. Et visiblement très efficace.
Thierry
Samedi 28 Mars 2026
Demain c’est dimanche… enfin presque
Les listes des élections consulaires sont sorties.
Et avec elles, ce moment un peu magique où tout le monde découvre soudain une passion inattendue pour la vie consulaire.

Sous les tropiques, la campagne électorale a ses propres règles :
pas de foule en délire, pas de grands discours…
mais quelques posts bien sentis, deux messages WhatsApp… et un candidat aperçu entre un café et une clim en panne.
Les programmes ?
Très sérieux. Très engagés. Très prometteurs.
Un peu comme une bonne résolution du Nouvel An : on y croit fort… au moins jusqu’en février.
Et puis il y a l’électeur.
Concentré. Indécis. Parfois un peu perdu.
Pas forcément sur les idées… mais sur les prénoms :
“Lui, c’est celui qui répond vite ?”
“Elle, elle connaît quelqu’un au consulat ?”
“Et celui-là… il n’est pas admin du groupe Facebook ?”
Car ici, voter, c’est presque une affaire personnelle :
on ne choisit pas seulement un programme,
on choisit quelqu’un qui pourrait dépanner un jour… entre deux démarches administratives et une galère de papier.
Et bonne nouvelle : cette année, la démocratie s’adapte à ton niveau d’énergie.
Du 22 au 27 mai : vote en ligne (si on retrouve son mot de passe)
Le 31 mai : vote à l’urne (si on sort de la sieste) Deux chances de voter.
Ou deux chances d’oublier.
Mais au final, peu importe la méthode :
l’essentiel, c’est de pouvoir dire, lundi matin :
“Oui oui, bien sûr… j’ai voté.”
Et comme toujours, ceux qui n’auront pas voté auront les meilleures analyses.
Thierry
Samedi 20 Mars 2026
Demain, c’est dimanche… et on fait la queue
En Thaïlande ces jours-ci, il y a une nouvelle activité nationale qui ne figure dans aucun guide touristique : faire la queue à la station-service.

Fini le massage, le marché de nuit ou le café glacé en terrasse… la vraie expérience locale, c’est désormais 45 minutes derrière un pick-up, à contempler un compteur qui grimpe moins vite que la température extérieure.
Tout ça pour quoi ? Pour atteindre le Graal : 500 bahts d’essence. Pas un de plus. Une sorte de menu dégustation du carburant. « Je vais vous prendre un plein… enfin, une demi-inspiration.
♦ On observe alors des scènes touchantes :
– des automobilistes qui calculent leur autonomie comme des pilotes de Formule 1
– des scooters qui passent en mode économie d’énergie (ou en descente uniquement)
– et même quelques optimistes persuadés que la file avance « plus vite que tout à l’heure » (spoiler : non)
Certains ont déjà développé des stratégies :
arriver à l’aube, changer de station, envoyer un éclaireur… voire discuter philosophie avec son voisin de file, parce qu’après tout, autant rentabiliser ce nouveau temps libre imposé.
Et pourtant, dans ce petit chaos organisé, la Thaïlande reste fidèle à elle-même : patience, sourires, et cette capacité incroyable à transformer une contrainte en moment presque… convivial.
Alors oui, demain c’est dimanche.
Peut-être que vous irez faire un tour…
Peut-être que vous irez faire le plein…
Ou peut-être que vous ferez les deux en même temps.
Dans tous les cas, n’oubliez pas : le voyage, ce n’est pas la destination… c’est la file d’attente. 😉
Thierry
Samedi 28 février 2026
Comprendre le “Thai time” : pourquoi les Thaïlandais semblent prendre leur temps… sans que ce soit un manque de respect
Beaucoup d’étrangers qui s’installent en Thaïlande vivent le même décalage culturel : la gestion du temps.
Rendez-vous qui commencent plus tard que prévu, horaires souples, “j’arrive tout de suite” qui peut signifier 20 ou 30 minutes… Pour un Occidental, cela peut donner l’impression d’un manque d’organisation, voire d’irrespect.
Pourtant, il s’agit rarement de cela.
C’est surtout une autre manière de hiérarchiser les priorités.
En Thaïlande, le temps n’est pas l’élément central. Ce qui prime, ce sont les relations humaines, l’atmosphère et l’équilibre social. Arriver exactement à l’heure compte moins qu’arriver dans de bonnes dispositions.

En résumé : ce n’est pas de la désinvolture, c’est une vision différente des valeurs.
- Pourquoi cette notion de “Thai time” existe-t-elle ?
1) L’influence du bouddhisme
La culture thaïe est profondément marquée par le bouddhisme. Cette philosophie met en avant la patience, l’acceptation et la diminution des tensions inutiles.
S’énerver pour quelques minutes de retard est souvent perçu comme contre-productif : cela ne résout rien et crée davantage d’agitation intérieure.
2) Le climat tropical
La chaleur est constante et parfois écrasante. Se déplacer plus lentement n’est pas de la paresse, mais une adaptation naturelle.
Courir partout comme dans certaines grandes villes européennes peut paraître excessif, voire inutile.
3) La langue thaïe elle-même
Certaines expressions temporelles sont volontairement imprécises :
• เดี๋ยว : “tout à l’heure” / “bientôt”
• อีกเดี๋ยว : “encore un petit moment”
• ประมาณ : “à peu près”
Ces mots traduisent davantage une intention qu’une exactitude chronométrée.
4) Une logique collective
En Thaïlande, le groupe fonctionne comme un ensemble.
Si chacun arrive avec un léger décalage de 10 ou 15 minutes, personne ne se sent réellement en faute. Le timing s’ajuste naturellement.
5) Une construction historique différente
En Europe, la rigueur horaire s’est développée avec les trains, les usines, les contrats industriels.
En Thaïlande, la société s’est structurée autour des temples, des marchés, de l’agriculture et de la famille. Ces univers privilégient la continuité et la patience plus que la précision à la minute près.
Attention aux idées reçues : tout ne fonctionne pas en “Thai time”
La flexibilité concerne surtout la sphère sociale et informelle.
Dans les domaines structurés :
• Les avions décollent à l’heure
• Les hôpitaux sont organisés
• Les administrations importantes respectent leurs horaires
• Les grandes entreprises sont ponctuelles
Il existe donc bien une rigueur lorsque le système l’exige.
- Les erreurs fréquentes des expatriés français
Beaucoup commettent, sans le vouloir, ces maladresses :
• Interpréter un retard comme une marque d’irrespect
• Montrer de l’agacement
• Vouloir imposer une logique européenne
• Se mettre sous pression inutilement
Ces réactions peuvent détériorer des relations qui, autrement, seraient fluides et chaleureuses.
- Comment mieux s’adapter ?
Quelques ajustements simples facilitent grandement la vie :
• Prévoir systématiquement un petit délai
• Reconfirmer un rendez-vous
• Garder son calme en cas de retard
• Se rappeler que la relation compte plus que l’horaire
• Préférer l’humour à l’irritation
Une fois ce mécanisme intégré, le “Thai time” devient bien moins frustrant… et parfois même appréciable.
- Une réalité partagée dans d’autres régions
La Thaïlande n’est pas un cas isolé. On retrouve cette approche du temps :
• En Espagne du Sud avec le fameux “mañana”
• En Amérique latine
• Dans certaines cultures méditerranéennes
• En Afrique
• Au Moyen-Orient
Ce sont des sociétés où la dimension relationnelle prime sur la mesure du temps.
- La clé de compréhension
En Occident, on accorde du respect à l’heure.
En Thaïlande, on accorde du respect aux personnes.
Quand on saisit cette nuance, beaucoup d’incompréhensions disparaissent.
Et il arrive même qu’on finisse par goûter à ce rythme plus souple…
Sinon, il reste toujours l’option du Japon, où la ponctualité relève presque de la performance nationale
Samedi 21 février 2026
🌙 Demain c’est dimanche… et c’est le Nouvel An chinois en Thaïlande !
Demain, ce n’est pas un dimanche comme les autres… C’est le premier dimanche du Lunar New Year
le Nouvel An chinois, célébré cette semaine dans tout le pays !
Ici en Thaïlande, même si ce n’est pas férié partout, on voit des décorations rouges, des lanternes et des animations dans de nombreuses villes : des illuminations sur des grandes rues, des danses de lions, des spectacles traditionnels, et des stands de nourriture qui sentent bon la chance et la prospérité.

Cette fête marque le début d’une nouvelle année selon le calendrier lunaire, avec ces traditions qui rassemblent familles et amis autour de plats symboliques et de souhaits pour l’avenir. 🍜🧧
Alors, demain c’est dimanche, mais aussi demain c’est l’occasion de lever les yeux vers les lanternes qui brillent encore, d’écouter les rythmes des tambours, de goûter à un plat nouveau, ou simplement de souhaiter du bonheur à ceux qui t’entourent. Parfois, un simple dimanche peut devenir une fête. 🎊
Thierry
Samedi 31 Janvier 2026
Nos chers voisins thaïs.

👉 quand il y a une fête.
le jour où il y aura encore une fête,
👉 on pensera à nous.
- ne pas tout comprendre,
- ne pas tout contrôler,
Samedi 24 Janvier 2026
Dix jours en Isan avec Destination Francophonie de TV5Monde.

Samedi 17 Janvier 2026
Craig, le géant paisible et le regard de ceux qui ont su l’attendre / Quand l’Afrique perd un roi et que le silence devient souvenir.



Samedi 10 Janvier 2026
Les substances naturelles : une ressource majeure pour la découverte de nouveaux médicaments.







Samedi 03 Janvier 2026
Sawasdee : histoire et sens d’un mot au cœur de la culture thaïlandaise

- Sawasdee krab (ครับ) pour un homme
- Sawasdee ka (ค่ะ) pour une femme
- Arun Sawasdee – Bonjour (le matin)
- Tiwa Sawasdee – Bon après-midi
- Sayan Sawasdee – Bonsoir
- Ratree Sawasdee – Bonne nuit
- Sawatsadiphap (สวัสดิภาพ) : sécurité
- Sawatsadikan (สวัสดิการ) : bien-être, protection sociale
- Sawatsadimongkhon (สวัสดิมงคล) : bon présage
- กินข้าวหรือยัง ?
Gin khao rue yang ?
→ « As-tu déjà mangé ? » - ไปไหน ?
Pai nai ?
→ « Où vas-tu ? »
- le symbole 卐 (sens horaire) représente la prospérité, le soleil et la chance,
- le symbole 卍 (sens antihoraire) évoque la spiritualité et certains aspects symboliques du monde nocturne.
Samedi 27 Décembre 2025
La fête de Noël

Samedi 15 Novembre 2025
Entre confort et perte de sens
Cette remarque m’a immédiatement renvoyé à Gunther Anders, qui écrivait déjà en 1954 sur « l’obsolescence de l’homme ».Comme si la société fabriquait, doucement et sans bruit, des êtres dociles, endormis, anesthésiés.
Les machines, créées par des « élites », nous facilitent la vie… mais nous rendent aussi dépendants. Nous glissons vers la facilité, la passivité, souvent sans même nous en rendre compte.

Puis l’ordinateur, présenté comme une aide… et qui a renforcé notre dépendance. On nous fait croire que nous sommes importants, uniques, avec nos identifiants, nos espaces personnels, nos mots de passe. En réalité, nous sommes attachés à la machine, incapables de nous en passer.
Et maintenant, l’intelligence artificielle. Elle pense, calcule, prévoit, décide parfois plus vite que nous. Certains métiers disparaissent déjà. Conseillers, artistes, écrivains, spécialistes… même la médecine s’y met.
Un exemple simple : Une caissière, récemment, sort sa calculatrice pour 3x15 + 75. Je dis « 120 ». Elle me regarde comme si j’avais fait un tour de magie.
Fini aussi les soirées à regarder les photos argentiques en famille. Aujourd’hui, tout est numérique, stocké, oublié.
Gunther Anders avait raison en 1954. Et la tendance ne fait que s’accentuer.Nous devenons, qu’on le veuille ou non, des êtres remplaçables.
Alors, pourquoi pas de révolte ? Parce que les privilégiés craignent de perdre leurs avantages. La classe moyenne aimerait changer mais ne peut pas : crédits, maison, voiture, responsabilités. Et les plus pauvres n’ont tout simplement pas la marge pour lutter.
Et moi dans tout ça ? Suis-je un mouton ? Oui, probablement. Pris dans le troupeau. Je bêle, mais ma voix se perd dans la foule.
Chapeau, Monsieur Anders. Vous aviez vu juste.
Samedi 01 Novembre 2025
Il y a des moments qui ne s’effacent jamais.

Samedi 25 Octobre 2025
L’esprit associatif en Thaïlande

Samedi 11 Octobre 2025
➡️ Demain c’est dimanche

Samedi 27 Septembre 2025
Des chapeaux, des enfants et un pont entre deux mondes:


Quand l’art rencontre l’histoire
Plus de 60 duos, une seule mélodie
L’échange dans la réciprocité


Ce qu’il restera
Samedi 19 Septembre 2025
Terres d’Isan et de France : une aventure humaine et culturelle en plein essor.
Samedi 30 Août 2025
Il fut un temps, pas si lointain, où chaque photo était un trésor.
Il reste pourtant en chacun de nous cette envie d’immortaliser la vie. Peut-être devrions-nous simplement nous souvenir que la valeur d’une photo ne réside pas dans la perfection de son pixel, mais dans la chaleur de la mémoire qu’elle porte, et dans la main de celui à qui on la montre.
Marc Laval
Samedi 16 Août 2025
La trace discrète du français dans le thaï quotidien
Samedi 09 Août 2025
Samedi 05 Juillet 2025
Progrès, avancements technologiques, IA…que nous réserve l’avenir ?
Avec l’énergie électrique et les voitures autonomes, disparition des stations-services, fini les vidanges, échappements etc…
Un moteur thermique c’est plus de 20 000 pièces, contre 20 pour un moteur électrique, garanties à vie et réparées par des robots. Plus de panne d’essence ! Constructeurs automobiles allant uniquement vers l’électricité. Disparition quasi totale de l’industrie du charbon, des compagnies pétrolières. Nos voitures actuelles entreront dans les musées.
Les premières caméras numériques datent de 1975 et, contenaient 10 000 pixels. D’abord décevantes, elles dominent maintenant le marché et offrent des capacités de plusieurs millions de pixels.
Quid aussi de l’IA, de la santé, l’éducation, l’impression 3D. Nous sommes dans la quatrième révolution industrielle.
UBER la plus grande entreprise de taxis au monde ne possède aucune voiture ! AIRBNB, plus grande entreprise hôtelière n’a aucun bien immobilier.
Les avocats américains ne trouvent pratiquement plus de clients, la faute à WATSON l’intelligence artificielle d’IBM qui donne des conseils juridiques en quelques secondes avec une fiabilité de 90% contre 70% pour les humains. (Si vous étudiez le droit, changez de filière).
Et, bien d’autres exemples dans divers domaines. Alors, pour ou contre, rêve ou réalité, convaincus ou sceptiques… ! Ce qui est sûr c’est que le progrès est galopant, qu’il faut sans cesse s’adapter faute d’être distancé et d’entrer dans une spirale de stress car déconnecté de la société actuelle.
C’est le cas pour ma génération en général mais, ce sera le cas également pour les générations futures. J’ignore qui est l’auteur de cette citation qui prend tout son sens : ‘’on n’arrête pas le progrès’’
Samedi 28 Juin 2025
Samedi 22 Juin 2025
Samedi 07 Juin 2025
Samedi 10 Mai 2025
Depuis 1975, le processus prévoit jusqu’à quatre scrutins quotidiens, rythmés par des messes et des prières. Pour qu’un candidat soit élu, il doit obtenir les deux tiers des voix. Après chaque vote, les bulletins sont brûlés dans un poêle en fonte datant de 1939 : une fumée noire signale qu’aucun accord n’a été trouvé ; une fumée blanche annonce au monde qu’un nouveau Pape a été élu. Depuis 2005, des fumigènes colorants et les cloches de la basilique Saint-Pierre viennent renforcer la clarté du signal.
- « Acceptez-vous votre élection canonique comme Souverain Pontife ? »
- « De quel nom voulez-vous être appelé ? »
Samedi 03 Mai 2025
Samedi 19 Avril 2025
Gérard est au service cette semaine, et ça déménage… Un sacré coup de gueule !
Samedi 12 Avril 2025
Où le soleil danse sur les champs argentés,
Les rivières serpentent, paisibles et fières,
Chantant des légendes, des mystères millénaires.
Dans les montagnes, les brises murmurent,
Portant des parfums de jasmin et de larmes pures,
Les villages tranquilles, sous le ciel sans fin,
Accueillent le voyageur, le cœur serein.
Les femmes tissent des rêves en soie,
Sous leurs doigts, l’art se déploie,
Les hommes, laborieux, plantent et récoltent,
Sous le regard sage des ancêtres, leur âme exulte.
Les festivals vibrent aux rythmes des tambours,
La danse et la musique, un langage d’amour,
Les sourires éclatent comme les fleurs de lotus,
L’Issan, c’est l’âme de la Thaïlande, lumineuse et juste.
Dans chaque coin, chaque ombre, chaque rayon,
Se cache l’histoire, les rires, la passion,
Une terre où le temps semble suspendu,
Où chaque instant est précieux, jamais perdu.
L’Issan, au cœur de la Thaïlande, tranquille et fier,
Reste gravée, éternelle, dans l’esprit de l’univers.
Au cœur de l’Isan, Roi Et lève encore,
Sa tour fière et dorée qui veille sur les corps.
Dans le silence doux des jours nonchalants.
Samedi 05 Avril 2025
Songkran, Songkran…

Samedi 22 Mars 2025
Terre de miel pour Butch et Suni
Samedi 08 Mars 2025
Samedi 22 février 2025
Il y a 150 millions d’années…
Car nous apprenons tout d’abord que c’est le squelette totalement reconstitué d’un ‘’apatosaure’’ qui sera bientôt mis aux enchères dans son château de Dampierre en Yvelines, domicile qu’il a élu depuis son transfert du Wyoming où il fut découvert en 2018.
Et il est bien sympathique Vulcain – c’est ainsi que les scientifiques l’ont baptisé – écoutez donc, un sauropode de 20 tonnes, herbivore s’il vous plait, qui aurait vécu environ 45 ans, un record de longévité en ces temps-là, preuve déjà d’une hygiène de vie exemplaire.
Vulcain aurait sans nul doute fait un brave animal de compagnie, n’eût été son encombrement, plus de 20 mètres de long. Quoiqu’il en soit il est encore possible de l’acquérir pour une somme de 3 à 5 millions d’euros, chère la vertèbre…
À ce stade il serait importun de suggérer que c’est un seul et même dinosaure qui aurait fait les cent pas durant de longues années devant les services de l’immigration helvétique ; d’aucuns penchent plutôt pour la présence d’une colonie conséquente qui elle non plus n’aurait pas survécu au grand plouf dans le golfe du Mexique de cet astéroïde géant, hypothèse qui semble faire l’unanimité au sein de la communauté scientifique.
Quoiqu’il en soit, cette découverte majeure fait de cet espace isolé du Jura suisse un des plus grands sites connus d’hébergement de ces reptiles au monde. L’équipe de recherche Jurassica précise dans cet article que les photos de ces empreintes seront bientôt disponibles sur une nouvelle plateforme en ligne. TIF ne manquera pas de faire bonne place à ces visiteurs du matin de la création en leur ouvrant l’accès gratuit et illimité à son futur site.
Mon dictionnaire est muet à ce propos mais un écho m’est parvenu depuis le fin fond des océans dont toute vie animale serait originaire ; mais bien sûr comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Espèce séculaire elle aussi mais dont les spécimens ne laissent pas de traces et sont de surcroît fort goûteux. Allez, vous avez deviné, oui c’est bien d’eux dont il est question…les harengs !
Dom.
Depuis la Statosphère
- Thaïlande : 66 millions d’habitants de nationalité thaïe plus 1 million d’étrangers = 67millions
- France : 66,2 millions plus 2,2 millions dans les 5 départements d’outre-mer = 68,4 millions, étrangers inclus. Il semblerait que les 2,5 millions de français de l’étranger soient inclus dans ces chiffres.
- Thaïlande : 289'332 détenus dont 237'763 pour infraction à la législation des drogues
- France : 75'677 détenus toutes infractions confondues.
