Le goût
Le Goût : L'Alliance des Terroirs, de l'Assiette au Verre
Une Gastronomie de Caractère
D'un côté, nous explorons l'âme brute de l'Isan : sa cuisine instinctive, ses saveurs "terriennes" et ses ferments millénaires comme le Pla Ra. De l'autre, nous rendons hommage à la France, terre de gastronomie par excellence, pour sa quête du produit noble et son sens du partage.

Le goût, c'est aussi l'étonnante aventure de la vigne en Thaïlande. Saviez-vous que les contreforts de l'Isan et les vallées de Khao Yai abritent des vignobles audacieux ? Dans cette rubrique, nous levons le voile sur ces vins tropicaux qui bousculent les codes. Syrah, Chenin ou Colombard s'y épanouissent pour offrir des accords inédits avec la cuisine pimentée, créant un dialogue fascinant avec les grands crus de nos régions françaises.
Ce que vous trouverez ici :
- L'Art du Mortier : Les secrets du Som Tam authentique et les rituels culinaires villageois.
- Vignes d'Ici et d'Ailleurs : Des focus sur les domaines viticoles thaïlandais et les ponts avec le savoir-faire œnologique français.
- Rencontres de Terroir : Comment ces deux cultures se répondent par leur amour commun pour la fermentation, le goût "vrai" et la convivialité des grandes tablées.
🥃 Lao Khao : le blanc qui ne fait pas semblant
Dans l’Isan, au cœur rural de la Thaïlande, il existe un alcool qui ne s’embarrasse ni d’étiquette chic, ni de storytelling marketing : le lao khao.

Traduction : « alcool blanc ».
Ambiance : pas de chichi.
Ici, pas de verre à pied ni de dégustation en trois temps. Le lao khao se sert souvent avec des glaçons, dans un verre quelconque, voire dans ce qui traîne et se boit comme il a été conçu : direct.
Distillé à partir de riz, titrant autour de 30 à 40 degrés, il annonce la couleur dès la première gorgée :
ça chauffe, ça réveille, et ça ne demande pas votre avis.
Dans les villages, il est partout. Repas de famille, fête improvisée, discussion sans fin sous un abri en tôle… le lao khao est là. Discret sur la table, mais jamais vraiment innocent.
Certains sont étonnamment doux. D’autres vous rappellent instantanément que vous avez peut-être été un peu trop confiant.
C’est aussi ça, le charme local : une loterie gustative.
On pourrait le comparer à un “moonshine” tropical, version riz.
Un alcool sans filtre, comme les conversations qu’il accompagne.
Car au fond, le lao khao n’est pas là pour impressionner.
Il est là pour rassembler, délier les langues… et parfois, pour tester votre résistance.
À consommer avec modération.
Ou avec prudence.
Ou avec un bon sens de l’humour.
Thierry
Mercredi 18 Mars 2026
🌏 Du mythe des origines à la passion d’une vie : l’histoire d’un torréfacteur
La grande histoire du café commence bien avant les comptoirs parisiens et les plantations thaïlandaises. Entre légendes africaines, héritage familial et aventure humaine, le parcours d’Alain Cahen illustre à merveille la manière dont une passion peut traverser les siècles et les continents pour se retrouver aujourd’hui dans une simple tasse de café ☕
🌿 Aux origines du café
La tradition raconte que la découverte du café remonterait à un berger d’Abyssinie, l’actuelle Éthiopie
🐐. Observant l’agitation inhabituelle de ses chèvres après avoir consommé les fruits d’un arbuste, il aurait lui-même testé ces mystérieuses cerises et constaté leur effet énergisant. Au-delà de la légende, les recherches scientifiques confirment que le caféier arabica trouve bien ses racines en Éthiopie.
Des populations locales consommaient déjà le café sous différentes formes depuis des temps très anciens, bien avant qu’il ne devienne la boisson universelle que l’on connaît aujourd’hui.
🚴♂️ Une aventure familiale née à Paris
C’est à la fin du XIXᵉ siècle que l’histoire rejoint la famille Cahen. En 1887, Michel Cahen ouvre une épicerie à Paris avec son épouse Caroline.
Le destin bascule lorsqu’il rachète une cargaison de café rescapée d’un naufrage. Produit rare à l’époque, il décide de le torréfier lui-même et de le vendre en porte-à-porte. Le succès est rapide.
En 1890 naît la marque Au Planteur de Caïffa, qui connaîtra un développement remarquable. Visionnaire et proche de ses employés, Michel Cahen bâtit un réseau de distribution important et marque durablement l’histoire du commerce du café en France.
<< Diapos >>
👶 Une vocation transmise de génération en génération
Dans la famille Cahen, le café est bien plus qu’un métier : c’est une tradition.
Alain aime d’ailleurs dire qu’il est « tombé dedans quand il était petit ».
Son père relance une activité de torréfaction après la guerre et, à sa retraite, Alain et son frère reprennent naturellement le flambeau.
Le tournant thaïlandais
Le destin d’Alain prend une nouvelle direction au début des années 1990. Grâce à ses relations professionnelles avec l’ambassade de Thaïlande à Paris et plusieurs établissements thaïlandais, il reçoit une proposition inattendue : participer au développement du café dans le cadre du Projet Royal à Chiang Mai.
Ce programme, initié par le roi Rama IX, visait notamment à remplacer la culture du pavot par des productions agricoles durables comme le café.
Installé en Thaïlande en 1993, Alain travaille avec les plantations du nord du pays, étudiant l’influence de l’altitude sur les arômes. Selon lui, comme pour la vigne en Europe, chaque terroir donne naissance à une expression différente du café.
☕ Une symphonie de saveurs
Après plusieurs expériences et créations de torréfactions, Alain s’installe finalement à Udon Thani où il fonde Symphonies Coffee. Son objectif reste fidèle à l’esprit familial : proposer des cafés de grande qualité, issus d’un savoir-faire artisanal et d’une connaissance fine des terroirs.
Ainsi, de la légende africaine aux montagnes thaïlandaises, l’histoire du café rejoint celle d’un homme et d’une famille pour devenir aujourd’hui une véritable symphonie de saveurs.
Thierry
Mercredi 04 Mars 2026
LES FRUITS SAUVAGES DU NORD-EST DE LA THAïLANDE
Troisième et dernière partie
Continuons nos investigations sur les fruits sauvages du nord-est de la Thaïlande.
Les arbres ou les arbustes sur lesquels ils murissent ne sont pas inconnus ailleurs, parfois cultivés, parfois ignorés.
L'homme, en dehors de la seule destination de l'estomac leur a trouvé au fil des ans des utilités multiples parfois étonnantes, bois, feuilles, racines. Elles ne se sont pas perdues.
Le bak kona (บักโคนา)
Il est dakona ou takona (ตะโคนา ou ตะโคนา) et diospyros rhodocalyx de la famille des kakis.
C'est un bel arbre qui peut atteindre 15 mètres de haut. Le fruit n'a pas les qualités du kaki mais il est abondament utilisé pour nourrir les animaux.
Les vertus médicinales ?
Elles sont multiples, fruits, noyau, écorce, celle-ci en général bouillie.
Un site dédié à ce végétal (https://medthai.com/ตะโกนา/) en cite une trentaine parmi lesquels je ne cite que les utilisations qui m'ont amusé, elixir de longévité, tonique, traitement du cancer, fièvre, tuberculose empoisonement ; diarhhées, maladies vénériennes, maladies de la peau, etc...
Souhaitons qu'il soit connu des successeurs du célèbre Maurice Mességué pour qu'ils acclimatent cet arbre miraculeux dans le Gers.; Les fruits sont aussi utilisés pour confectionner une teinture beige desinées aux filets de pêche mais de médiocre qualité
Le bois est de bonne qualité pour confectionner des meubles ou des éléments de construction. Des citadins enfin l'utilisent comme élément décoratif.
Le bak ko (บักก่อ)
C'est une espèce en voie de disparition. Il est mako (มะก่อ), ou châtaigne d'Isan (เกาลัดอีสาน) et Lithocarpus ceriferus), de la famille des cèdres.
L'enveloppe extérieure du fruit est verte, parsemée d'épines acérées, et la coque est brune. L'intérieur est blanc crème et possède une saveur riche. Il n'est pas comestible cru sauf pour les cochons et doit être consommé grillé ou bouilli pour en consommer la pulpe. Les acide gras que contient la pulpe contribue à nourrir le cerveau. Je n'ai pas d'autres précisions sur de fruit qui n'est guère répandu ? Si j'en juge par les populations des provinces françaises qui se nourissent de chataigne, l'état de leur cerveau laisse parfois à désirer.
Le bak kluainoi (บักกล้วยน้อย)
Il est « petite banane », « lait de chatte » (nommaeo - นมแมว) et Rauwenhoffia siamensis. C'est un arbuste qui se ramifie abondament. Les fruits sont des grappes de 8 à 15 fruits ovales, dont le bourgeon terminal ressemble à une glande mammaire de chat.
La médecine traditionnelle de l'Isan utilise les racines, pilées et mélangées à de l'eau de chaux, pour traiter les piqûres d'insectes.
Bouillies et ingérées, elles soulagent les menstruations irrégulières.
Mélangées aux racines de lactaire, aux intestins de poulet et aux racines d'épineux, bouillies et ingérées, elles soulagent les hémorroïdes nasales.
Il est également très apprécié pour son parfum, notamment pour parfumer les desserts locaux.
Un extrait de cette fleur est actuellement vendu sur le marché pour parfumer les desserts d'ou son nom. Il a parait-il l'odeur du lait de la chatte ?
Le bak mon (บักม่อน)
Le mûrier porte le nom scientifique Morus Le fruit est une petite grappe circulaire, rouge pourpre à noire à maturité.
Ce petit fruit rond est brun noir à maturité et forme des grappes.
Il ne présente aucun intérêt et on le laisse tomber à terre et nourrir les canards.
C'est également la plante nourricière naturelle pour les vers à soie par les feuilles.
Il est bien connu dans le sud de la France importé d'Asie avec la sériculture essentiellement sous le règne d'Henry IV par Sully son ministre sur les conseils d'Olivier de Serre..
Il y en avait des millions plantés sous le règne de François Ier. Il a pratiquement disparu avec la disparition de la culture du ver à soie.
Quelques paysans le conservent toutefois pieusement en raison de son utilité pour une culture locale et en souvenir..
En raison de son utilité, les feuilles pour les vers à soie et les fruits pour les canards et les oiseaux, et éventuellement confectionner une sorte de vin, les feuilles peuvent se consommer en salade ou en soupe ou encore séchées et infusées pour une espèce de thé.
Le bak muang pa (บักม่วงป่า)
C'est la version sauvage de la mangue (mamuang - มะม่วง) dont le nom scientifique est mangifera caloneura Kurz
C'est un grand arbre qui peut atteindre 25 m de haut dans la version sauvage.
Le bois est utilisé comme bois de chauffage et pour la construction d’éléments structurels, comme les murs.
L’écorce interne sert de teinture pour les tissus. Les jeunes feuilles peuvent être consommées comme légume frais.
Les fruit sont consommés verts ou mûrs. Ils sont de plus petite taille que les espèces cultivées mais sont probablement l'un des meilleurs fruits que produit le pays. Je n'ai pas trouvé trace d'une utilisation médicale ?.
Le bak ngaeo (บักแงว)
Il est kholaen (คอแลน) et Nephelium hypoleucum. C'est un grand arbre à l'écorce lisse et brun foncé. Les fruits poussent en grappes.
La chair est semblable à celle d'un ramboutan, avec un goût acide.
Le bois est dur et résistant. Il est souvent utilisé pour fabriquer des outils agricoles tels que des socs de charrue et des manches d'outils.
Il est également utilisé pour préparer un médicament hémostatique.
Le fruit est utilisé comme médicament anticoagulant, tandis que l'écorce est utilisée comme tonique sanguin. Il apaise la gorge, stimule le système immunitaire et est un antioxydant qui aide à prévenir les rhumes. Les fleurs attirent volontiers les abeilles ; il est donc apprécié des apiculteurs.
Le bak ngio - nun (บักงิ้ว - นุ่น)
Il est aussi nun (นุ่น) et Ceiba pentandra. Il produit de la fibre de kapok à partir de ses gousses, utilisée pour le rembourrage d'oreillers, de matelas, de matériaux isolants et de coussins. Les jeunes gousses peuvent également être consommées. Il était cultivé en Indochine française pour la production de kapok sous le nom de kqpokier ou fromager ce qui a donné lieu à une surabodante littérature à son sujet.. Son coton y sert comme coton dans les hopitaux Le fruit contient du kapok blanc et duveteux comme du coton et de nombreuses graines.
Ses bienfaits ne s'arrêtent pas là.
Les racines bouillies dans l'eau sont un tonique. Fraiches elles peuvent être pressées pour en extraire le jus et le boire comme remède contre le diabète.
L'écorce est utilisée comme remède contre le rhume des enfants. Elle est aussi aphrodisiaque.
Les très jeunes gousses dont la pulpe n'est pas encore duveteuse peuvent être consommées fraîches ou ajoutées aux currys.
Son bois enfin est utilisé pour le tissage de navettes, la pâte à papier, les semelles de chaussures, et est broyé pour fabriquer du contreplaqué.
Le bak sang (บักสั้ง)
Il est masang (มะสั้ง) ou krasang (กระสั้ง) et Citrus lucida.
Le fruit est semblable extérieurement à un citron vert.
Son écorce dégage un arôme parfumé.
Son goût acidulé peut remplacer le citron vert dans toutes ses utilisations culinaires.
Les feuilles sont toniques et un remède cicatrisant,
Les racines bouillies dans l'eau sont un remède contre la fièvre et la diarhé. Il est volontiers utilisé comme plante ornementale.
Le bak tae (บักแต๋)
Il est maktae (หมากแต๋) ou makhatae (มะค่าแต๋) et Sindora siamensis Le fruit est une gousse unique, plate et légèrement arrondie, couverte d'épines acérées ovale ou en forme de bouclier. L’écorce est utilisée bouillie pour traiter la diarrhée et les lésions de la langue Les bourgeons sur l’écorce sont bouillis avec de l’eau pour traiter les vers. Les graines ont un goût amer et sont également un médicament pour expulser les vers et soigner les hémorroïdes. Les gousses et les coques produisent du catéchol et du pyrogallol, des sucs astringents utilisés pour tanner le cuir. L’écorce est couramment utilisée pour teindre la soie et les filets de pêche, lui donnant une couleur rougeâtre En termes de combustible, le bois est utilisé pour fabriquer du charbon de bois de qualité, Il résiste aux termites.et utilisé dans la construction.
Le bak yangkhruea (บักยางเครือ)
Il est makyang (หมากยาง) ou kui (คุย) et Ambelania edulis.
C'est une grande liane grimpante pouvant atteindre 15 mètres de haut, dont le fruit comestible est à la fois sucré à maturité et acide.
Les différentes parties de la plante, dont le fruit, les tiges, les racines et le latex, ont diverses utilisations médicinales. .
Le latex blanc et collant est également utilisé dans la confection d'un adhésif pour attraper les insectes..
Le fruit est utilisé pour traiter les douleurs articulaires. Ine décoction soigne la dysenterie et les problèmes de foie.
L’écorce est utilisée pour traiter les maux de tête. Le latex s’applique sur les plaies pour traiter es épines plantaires.
Le fruit séché et grillé peut être moulu et appliqué sur les plaies.
La tige bouillie dans l’eau pour et tonique et élixir de longévité.
L’écorce peut être utilisée pour traiter les maux de tête.
Le bak yankton (บักยางต้น)
Il est makyangton (หมากยางต้น) ou louknamnom (ลูกน้ำนม) et Chrysophyllum cainito.
Le fruit est parfumée. Il existe en variétés vertes, jaunes et rouge pourpre.
Il contient des antioxydants. Une décoction d'écorce est utilisée comme antitussif.
Le bak tum (บักตึ๋น)
Il est aegle marmelos, originaire des Indes ou il est cultivé et connu des anglais sous le nom de bael.
C'est un grand arbre au bois dur qui peut atteindre 20 mètres de haut. Le fruit a une coque lisse et dure, de 5 à 15 centimètres de diamètre, parfois si dure qu'il faut la casser au marteau.
La chair est collante et parfumée. C'est un arbre sacré consqré au Dieu Shiva.
Les feuilles sont utilisées lors des cérémonies religieuses comme la préparation de l'eau bénite pour conjurer le mauvais sort ou l'ordination des enseignants.
Le bak takop (บักตากบ)
Il est takhop ou dakhop (ตะขบ ou ตะขบ) et Calabura. Il est de Ika race des jujubiers. C'est un arbuste ornemental (les fruits ne sont probablement au goût du consommateur sauf des enfants Il est répandu dans la nature par l'oeuvre des oiseaux qui se régalant de son fruit et vont le distribuer dans la nature en déféquant le noyau.
Il n'est pas dépourvu d'utilité médicinale.
Les fleurs séchées sont utilisées comme du thé.
Les feuilles sont un diurétique.
Les racines sont utilisées comme expectorant.
Il fait l'objet de recherches car le fruit pourrait aider à absorber le cholestérol et à réduire le risque de cancer du côlon et d'accident vasculaire cérébral.
Le bak tongsaeng (บักต้องแหล่ง)
Il est maktongsaeng (หมากต้องแหล่ง) ou nomnoi (นมน้อย)
C'est le fruit idéal pour les mères qui ont peu de lait d'ou son nom, de « petit lait »
C'est un arbuste dont les racines bouillies dans l'eau sont utilisés à cette fin.
Le fruit pousse en grappe et est parfaitement comestible.
J'ai donné mes sources dans le premier article consacré à ces arbres sauvages.
Les précisions sur leur utilité en médecine proviennent de la diffusion sur Internet des recherches universitaires de l'Université d'Ubon
https://phar.ubu.ac.th/herb-phargarden
La liste que je donne n'est pas exhaustive.
Il faut ajouter que la dénomination de ces végétaux en langue locale est celle que donne ces universitaires mais elles ont en général une autre dénomination dans d'autres districts, je vous en ai fait grâce.
Tous ces végétaux peuvent se trouver dans d'autres région ou en Isan, cultivés.
Tous, en dehors de la production de fruits et souvent de parties comestibles (feuilles, racines) servent à tout : c'est le génie de générations d'anciens de l'avoir découvert, Ils ont d'une façon ou d'une autre, leur utilité : le bois évidemment, l'écorce, les racines et peuvent en outre servir de plantes ornementales.
FIN
Bernard de Guilhermier
Mercredi 25 février 2026
LES FRUITS SAUVAGES DU NORD-EST DE LA THAïLANDE
Deuxième partie
Cette suite n'est pas un mouvement de nostalgie ni le souhait d'un retour à l'âge de la pierre. Les citadins dans les zones urbanisées à outrance n'ont pas le plaisir de se régaler d'un fruit sauvage en musardant dans la campagne, ce qui nous est plus facile dans notre région.
Un premier élément a son importance ; de tous ces fruits inventoriés et ceux à venir dans le prochain article, aucun n'est signalé comme nocif voire dangereux sinon le risque bien classique d'une solide diarrhée en cas de consommation excessive ou de fruits partiellement verts. Il n'est parfois pas facile, faute d'expérience, de savoir quand le fruit est mur, ne l'est pas encore ou ne l'est plus.
Par ailleurs, les arbres ont pratiquement tous leur utilité en dehors de la consommation. Bois de construction tout d'abord, maisons et meubles ou confection du charbon de bois pour la cuisine dont la consommation est toujours massive ou beaucoup d'utilisation comme colorants naturels
Enfin et surtout, ils ont tous, fruits, racines, feuilles, rhizomes, des vertus médicinales connues par une expérience multi séculaire sinon multi millénaire. Référence est souvent faite aux vieux traités de médecine sanscrits venus des Indes et souvent traduits et non à la médecine chinoise...
Le bak lep maeo (บักเล็บแมว)
Ce fruit au nom pittoresque « griffe de chat » vient d’un arbre ou arbuste épineux et l’une des multiples espèces de jujubier, Put-sa (พุทรา) en thaï ou maklepmaeo (หมากเล็บแมว) de l’espèce ziziphus oenoplia. Il serait spécifique au district de Chumphae dans la province de Khon kaen (อ.ชุมแพ จ.ขอนแก่น) et de plus en plus difficile à trouver. L’espèce à laquelle il appartient est celle des jujubiers que l’on trouve dans la sud de la France sous un climat méditerranéen qui n’a rien à voir avec celui du nord-est de la Thaïlande. Ses tiges épineuses ont la réputation d’avoir servi à la confection de la couronnes d’épines du Christ ce dont les habitants de l’Isan ne se soucient pas.
Nous lui devons deux articles intéressants : Evreinoff V. A. « Notes sur le Jujubier (Zizyphus sativa G.) ». In: Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 11, n°5-7, Mai-juin-juillet 1964. pp. 177-187;
Chevalier Auguste. « Les Jujubiers ou Ziziphus de l'Ancien monde et l'utilisation de leurs fruits ». In: Revue internationale de botanique appliquée et d'agriculture tropicale, 27e année, bulletin n°301-302, Novembre-décembre 1947. pp. 470-483;
Parmi les bienfaits de la griffe de chat : à maturité, la saveur aigre-douce du fruit soulage les mucosités, apaise la toux et adoucit la gorge. Les racines et l'écorce peuvent également être bouillies et bues en tisanes comme remède contre le diabète. L'intérêt des universitaires est certain puisque le diabète est endémique dans ce pays.
Le bak mao (บักเหม่า)
Makmao en thaï (มากเม่า ou หมากเม่า) ou Antidesma puncticulatum, il devient parfois jujube indien
La province de Kanchanaburi (จังหวัดกาญจนบุรี) compte de nombreux makmao sauvages. Il est également omniprésent dans la chaîne de montagnes de Phu Phan (ภูพาน), dans la province de Sakon Nakhon.
Ou dans les champs et les rizières de toute la Thaïlande. La province de Kanchanaburi (จังหวัดกาญจนบุรี) en regorge Il est également un fruit indigène du nord-est, dans la chaîne de montagnes de Phu Phan, dans la province de (เขาภูพาน – จังหวัดสกลน)
Son jus concentré est un tonique, similaire au jus de pruneau concentré, et est très bénéfique pour l'organisme. Il aide également à lutter contre les radicaux libres. Il a le potentiel de stimuler le système immunitaire. Le fruit mur contribue à améliorer la vue, aide à traiter la tuberculose, Le fruit a des propriétés laxatives, il est diurétique, il aide à traiter les malformations utérines, à traiter l'inflammation et le gonflement utérins, aide à traiter les pertes vaginales chez la femme et enfin soulager et apaiser les courbatures. Et les douleurs. Racines et tiges ont les mêmes vertus.
Le bac mek (บักเม็ก)
Il est samet daeng (เสม็ดแดง) ou Syzygium gratum. On consome les Les jeunes pousses et les feuilles. On peut les blanchir ou les consommer fraîches avec de la pâte de piment ou des nouilles de riz Les feuilles sont riches en oxalates. Mais leur consommation crue ou en grande quantité peut augmenter le risque de calculs rénaux.
Les feuilles fraîches peuvent être pilées et appliquées en cataplasme pour soulager les entorses, les contusions et les gonflements. Les jeunes pousses sont utilisées pour aider à expulser les gaz et pour soulager les flatulences, les ballonnements et les ballonnements chez les enfants.
Le petit fruit blanc, rond et unique, contient une graine et porte des fruits de mai à juin. Cette plante ressemble fort à la chélidoine sauvage que vende nos herboristes français pour en faire des tisanes.
Le bak phi phuan (บักพีพ่วน)
Il est makpiphuan (หมากผีพ่วน) ou luk nomwua (ลูกนมวัว) et scientifiquement Uvaria rufa. Cet arbuste grimpant produit des fruits rouge foncé en grappes. Son goût aigre-doux rappelle celui du fruit de la passion. On le consomme généralement frais avec du sel pimenté ou de la sauce de poisson sucrée.
Outre sa consommation en tant que fruit, il possède également de nombreuses propriétés médicinales. On peut faire bouillir le cœur et le boire pour soigner le rhume, ou utiliser les racines pour augmenter la production de lait maternel après l'accouchement.
Il ne prospère qu'en saison des pluies et la saison ne dure pas plus d'un mois.
Le bak sommo (บักส้มมอ)
Il est mak sommo (หมากส้มมอ) ou Prunus cerasifera, encore une espèce de prune C'est un fruit dont l'histoire remonte à l'époque de Bouddha qui en aurait été friand.
C'est à la fois un ingrédient alimentaire et un ingrédient médicinal important dans la médecine traditionnelle thaïe. C'est un fruit d'hiver. La plante fleurit d'avril à juin et porte des fruits de septembre à décembre. Consommée frais, sa saveur acidulée et astringente stimule la salive et l'appétit.
Ce qui la rend populaire, ce sont ses nombreux bienfaits médicinaux, grâce à ses différents profils gustatifs : acide, astringent, sucré et amer. Selon la médecine traditionnelle, chaque saveur d'une plante possède ses propres propriétés médicinales, ce qui lui vaut le titre de « roi des plantes ». On dit même que manger un seul fruit équivaut à manger plusieurs fruits.
Au-delà de son usage alimentaire, l'écorce de couleur brun-gris, peut être utilisée pour teindre les tissus, produisant des couleurs noires et vertes. L'ajout d'un tissu teint à l'indigo produit une couleur verdâtre.
Manger le fruit frais et jeune comme laxatif facilite le transit intestinal et traite les hémorroïdes. Le fruit mûr peut également aider à traiter la diarrhée et peut être utilisé comme remède contre l'inflammation intestinale. On peut également l'utiliser en bain de bouche pour les maux de gorge. Son goût acidulé dissout les mucosités, soulage la toux et désaltère. Le fruit peut également être utilisée pour soigner les plaies, finement moulu et saupoudré sur les plaies chroniques. Le fruit, mariné dans de l'urine de vache ou sa propre urine, est utilisée pour traiter diverses affections, notamment la jaunisse.
La représentation de Bouddha le montre avant de manger le fruit, la main droite le tenant le, posée sur son genou et la main gauche sur ses genoux, en tailleur. C'est une référence aux 49 jours après que Bouddha eut atteint l'Éveil sans manger. Le Dieu des dieux lui offrit le fruit considéré comme un remède divin venu du royaume céleste.
Le bak thua hae (บักถั่วแฮ)
Il est thua rae (ถั่วแระ) ou thua maetai (ถั่วแม่ตาย) ou thuarat (ถั่วแรด) et cajanus indicus.
Les racines et les graines sont utilisées comme diurétiques, pour traiter l'urine jaune ou rouge, réduire la fièvre et détoxifier. Les racines et les feuilles aident à expulser les gaz et à traiter les maladies des tendons, telles que les douleurs, les courbatures et les picotements dans le corps, le visage et la tête.
Les gousses, bouillies ou fraîches, sont utilisées pour traiter la diarrhée. Les feuilles sont également utilisées pour traiter la toux et la diarrhée, et le jus est appliqué sur les plaies buccales ou auriculaires.
Les propriétés médicinales semblent plus importantes que les qualités culinaires, bien qu'il soit parfaitement comestible.
Le bak wa (บักหว้า)
Il est lukwa (ลูกหว้า) et syzygium cumini. Il est possible d'en déguster les fruits pendant l'été thaï, entre mars et avril.
Le goût est aigre doux et Son jus est boisson saine ou transformée en vin. Les fruits crus peuvent soulager la diarrhée.
Les fruits mûrs peuvent être consommés pour soulager la diarrhée et la dysenterie. Le fruit du lukwa aide à ralentir le vieillissement et la dégénérescence cellulaire.
Il facilite la digestion et possède des propriétés antibactériennes. Important encore, l'arbre peut être utilisé pour construire des maisons.
Le bak dua (บักเดื่อ)
Il est madua (มะเดื่อ) et Ficus carica. Il est l'une des multiples espèces de figuier.
Ce figuier, est un arbre à feuilles caduques pouvant atteindre 6 mètres de haut. Il appartient au genre ficus et à la famille des Moracées. Originaire du Moyen-Orient, il est une espèce différente du figuier indien et serait figuier japonais. La chair de son fruit est rouge foncé et parfumée à maturité. La culture commerciale a débuté en 1981 en Thaïlande dans les collines de Chiangmai, nous ne sommes plus en Isan, afin de remplacer la culture de l'opium mais.
C'est un fruit exotique à haute valeur nutritionnelle, classé parmi les 10 meilleurs fruits du monde selon certains.
Le bak hat (บักหาด)
Il est Diospyros blancoi ou marit (มะริด) et serait en voie de dispaition ?
Il est de la famille des plaqueminiers dont nous connaissons le fruit qui ressemble étrangement au sien sous le nom de kaki. Il a la réputation d'être un bois de qualité notamment pour les xylophones, les flutes, les poignées de fusil et les petits meubles; de la qualité du pallissandre.
Ses fruits sont comestibles, je n'ai aucune précision à ce sujet mais les kakis ne sont pas un sommet gastronomique.
Le bak I-koi (บักอีโก่ย)
Il est somkoi (ส้มโก่ย) et ampelocissus martini. Véritable raisin sauvage, ses qualités gastronomiques sont contestées ?
Comme on le sait depuis La Fontaine, les raisins trop verts sont bons pour les goujats
Le bak houling (บักหูลิง)
« Oreille de singe, » je ne sais pourquoi, il devient en thaï central tête de singe hualing (หัวลิง) et hymenocardia laotica. Le fruit comestible. possède des propriétés médicinales notamment grâce à son noyau au goût légèrement enivrant, utilisé pour traiter la fièvre, les courbatures, comme diurétique et contre la tuberculose. Son fruit est un antidote contre tous les poisons, la fièvre et la léthargie. Il est également utilisée contre les courbatures, les maux de dos l’anémie et des courbatures), et comme diurétique. Les racines traitent les maladies vénériennes.
Le bak kham pom (บักขามป้อม)
Makkhamphom (มะขามป้อม), amla (อัมลา) et phyllanthus emblica. Le fruit est riche en vitamine C, peut soulager les saignements des gencives, les maux de gorge et les symptômes du rhume. Il contient plus de vitamine C que les oranges et de nombreux autres fruits. Son goût acidulé dissout efficacement les mucosités. Sa richesse en vitamine C et en tanins contribue au bon fonctionnement de l’organisme, favorise le transit intestinal et a un effet laxatif. Le fruit interfère avec la division des cellules cancéreuses et les expériences ont montré qu'il réduisait la taille des tumeurs cancéreuses chez la souris. Cela ne signifie pas que ces résultats soient transposables à l'homme et des recherches supplémentaires sont nécessaires et en cours..
Le bak kliang (บักเกลี้ยง)
Il est som kliang » et citrus sinensis. C'est un agrume à la peau lisse et ronde, de la taille d'un pomelo. Il existe à l'état sauvage mais actuellement largement cultivé et traditionnellement utilisé comme porte-greffe pour la multiplication des agrumes eu égard à sa résistance aux maladies des agrumes. L'arbre vient de Chine et ce sont les Chinois qui l'ont introduit dans le pays. C'est un bel arbre vivace dont le tronc peut atteindre 7 mètres de haut, couvert de longues épines acérées. Le fruit orange possède une peau attachée à la chair. Les variétés commerciales actuellement produites ont développé des fruits plus gros que les variétés locales sauvages.
Le bak kluea (บักเกลือ)
Makkulea (มะเกลือส) et Diospyros mollis ; il appartient à la famille des ébènes.
Le fruit cru de cet ébénacée possède des propriétés médicinales et est considéré comme une plante médicinale. Autrefois, le latex du fruit était utilisé pour teindre les tissus.
La consommation de ce fruit à la peau noire pourrait provoquer des étourdissements, une vision trouble, des vomissements, des diarrhées et la cécité.
Il est néanmoins utilisé comme remède vermifuge pour expulser les vers intestinaux, le tartre et la tuberculose, principalement chez les enfants. Le jus du fruit est mélangé à du lait de coco. S'il est conservé trop longtemps, avarié, il peut devenir toxique.
3 ème et dernière partie la semaine prochaine
Bernard de Guilhermier
Dimanche 15 février 2026
LES FRUITS SAUVAGES DU NORD-EST DE LA THAïLANDE
Première partie
Ce sont pour les Thaïs les phonlamai pa (ผลไม้ป่า) ; fruits de la forêt même s'ils ne proviennent le plus souvent pas de la forêt.
Vous ne les trouverez probablement jamais dans les grandes surfaces qui préfèrent vendre avec succès des pommes ou des cerises insipides importées de Chine ou des fraises venues de Corée et tout de même aussi nos « classiques », bananes, mangues, ananas, avocats, papayes, que nous connaissons depuis longtemps par les vertus de la colonisation.
Ils ne font pas l'objet de cultures systématiques donc de négoce, souvent arbres poussant en bord de rizière, au bord des routes et des champs ou devant la maison.
Pour les trouver, il n'y a guère que les marchés locaux ou les échoppes de bord de route ou les ballades en campagne.
Les photographies vous permettront de vous repérer.
A ce premier obstacle, il est une barrière linguistique, ils ne sont pas présentés en thaï standard mais en dialecte local.
Certes, le Dictionnaire de l'Académie royale donne en général l'équivalent du vocabulaire local en bon thaï et, pour les fruits, leur nom dans la nomenclature latine, ce qui est bien commode et nous permet de faire le lien avec le nom en français donnés dans nos anciennes colonies ou nos possessions d'outre mer où ils n'étaient pas toujours inconnus mais il y a parfois des aléas car les noms peuvent varier d'un district à l'autre.
Les deux volumes de l'ouvrage de Vidal (les plantes utiles du Laos) donne souvent des précisions intéressantes.
N'oublions pas que le nord-est, l'Isan était pour les français le Laos siamois.
Une étude fondamentale « Ethnobotanical investigation of ‘wild’ food plants used by rice farmers in Kalasin, Northeast Thailand » publié en 2011 dans le JOURNAL OF ETHNOBIOLOGY AND ETHNOMEDICINE, étude bien utile même si depuis 2011, les choses ont évolué.
Elle donne le nom des plantes dans la nomenclature latine, en dialecte local et en thaï.
Elle est numérisée
https://ethnobiomed.biomedcentral.com/counter/pdf/10.1186/1746-4269-7-33.pdf
Trois douzaines sont inventoriées et surtout photographiées sur le site passionné Isangate
https://www.isangate.com/www/isan-fruit.html
Il est difficile de connaître leur utilisation en sus de leurs fruits comestibles.
Elle est multiple:
- Bois de construction,
- charbon de bois,
- médicaments...
Cet article présente une sélection de résultats issus d’une étude sur les plantes alimentaires sauvages menée dans plusieurs villages du nord-est de la Thaïlande. Un inventaire botanique complet des plantes alimentaires sauvages (non cultivées) de ces communautés et des régions environnantes est fourni, incluant la diversité de leurs formes de croissance, les différents lieux anthropiques où ces espèces poussent et la multiplicité de leurs utilisations. Au total, 87 plantes alimentaires sauvages, appartenant à 47 familles, ont été recensées, principalement des arbres (nous allons donc trouver nos fruits) et en sus des herbes terrestres et aquatiques et des plantes grimpantes. Les rizières constituent le lieu de croissance le plus important, où l'on trouve 70 % des plantes, suivies des zones boisées secondaires et des jardins familiaux.
La majorité des espèces (80 %) se trouvent dans de multiples lieux de croissance, ce qui s'explique en partie par le fait que les villageois déplacent certaines espèces d'un endroit à l'autre et pratiquent des style de gestion variées. Les plantes alimentaires sauvages possèdent de multiples parties comestibles, allant des structures reproductrices aux organes végétatifs.
Plus des deux tiers des espèces auraient des usages complémentaires divers, et plus de la moitié d'entre elles seraient également considérées comme médicinales. Nous sommes en dehors de tout usage commercial. 47 % de ces plantes sauvages sont des arbres ou des arbustes producteurs des fruits qui nous intéressent aujourd'hui.
Le bak ben (บักเบ็น)
C'est une prune. Il est en thaï le takhop (ตะขบ) qui peut devenir le takhop yak - géant (ตะขบยักษ์) yak.
S'il est en effet ordinairement un buisson épineux, une espèce peu courante de la province de Phichit (พิจิตร) peut atteindre une hauteur de 10 à 15 mètres en outre dépourvue d'épines.
Il est pour les savants Flacourtia indica et connu chez nous sous le nom de prune indienne en Indochine ou prune malgache en Afrique.
Les fruits seraient délicieux et les feuilles seraient utilisées en tisane pour soigner les morsures de serpent.
Le nom de ramontchi est une version largement utlisée mais qui me semble provenir des colonies anglaises.
Le bak bok (บักบก)
Il est en thaï krabok (กระบก) son nom scientifique est Irvingia malayana de la famille des Irvingiaceae. C'est un bel arbres pouvant atteindre 50 m de haut et un tronc d'un diamètre allant jusqu'à 50 cm.
Le bois est utilisé pour la construction et pour le charbon de bois.
Les graines peuvent être grillées ou cuites au four et sont comestibles. Elles nourrissent les tendons et les articulations et tue les parasites intestinaux.
Il est signalé dans nos colonies comme « arbre à chandelle » (Cambodge), une utilisation de la graisse tirée de ses graines.
Le bak hat (บักหาด)
Il est ma hat en thaï (มะหาด) et Artocarpus lacucha de son nom scientifique..
Ses fruits sont bénéfiques mais l'arbre ne produit qu'au bout de 5 ans ce qui décourage sa culture.
Son utilisation est essentiellement médicale. Il réduit la fièvre, traite les tendinites, expulse les parasites et réduit les toxines liées à la chaleur.
Le bois de l'arbre est utilisé pour les poteaux, les traverses de chemin de fer, les ponts, les manches d'outils agricoles, résistant et durable aux termites et aux mites.
Les racines teignent les tissus en jaune, l'écorce est utilisée pour fabriquer des cordes.
Le fruit est comestible mais il ne semble pas qu'il ait séduit les coloniaux ?
Le bak huat kha (บักหวดข่า)
Il est en thaï ma huat (มะหวด) et artocarpus lacucha.
Pour des raisons que je n'ai pu déterminer, il est pour les anglophones Monkey fruit, le fruit du singe.
Pour les Portugais, toujours pour des raisons que j'ignore, il est fruta de macaco.
L'arbre est apprécié pour son bois ; ses fruits sont comestibles et auraient des vertus médicinales.
Dans le nord-est de la Thaïlande, le bois est utilisé pour la fabrication du pong lang (โปงลาง), un instrument de musique traditionnel et symbole de la province de Kalasin.
Le coeur du bois après une préparation dont je vous fait grace est médicament traditionnel est efficace contre la douve intestinale Haplorchis taichui[ ou contre la téniaise.
Le bak kham pom (บักขามป้อม)
Il est makhampom (มะขามป้อม) ou makhampomindia (มะขามป้อมอินเดีย) ou Phyllanthus emblica de la famille des Phyllanthaceae. Son fruit, riche en vitamine C, possède des vertus médicinales.
C'est l'arbre provincial de la province de Sa Kaeo (จังหวัดสระแก้ว).
C'est le groseillier à maquereau indien considéré comme un super aliment” le fruit le plus riche en vitamine C.
Une seule petite groseille à maquereau fournit 12 fois plus de vitamine C que la vitamine C synthétique et 20 fois plus que le jus d'orange.
On l'utilise par voie orale pour soulager le rhume, la toux et dissoudre les mucosités.
Il contient des tanins, aux propriétés antioxydantes et anti-radicalaires. Il inhibe la production de mélanine et peut inhiber l'activité de l'enzyme tyrosinase.
Le bak kheng (บักเค็ง)
Il est en thaï yi (หยี) et Dialium cochinchinense.
Les feuilles sont consommées en légumes avec un accompagnement volcanique.
Les fruits sont consommés bouillis ou séchés et auraient le goût du fruit du tamarinier ou celui de la groseilles à maquereau, c'est selon !.
Le bak kho (บักค้อ)
Il est en thaï luktakho (ลูกตะค้อ) et Schleichera oleosa
Riche en vitamine C, le fruit (comme beaucoup d'autres se mange agrémenté de sel et de piment.
Son tronc, dense, résistant et lourd, en fait un bois pour les pilons pour piler le piment en particulier
Ses graines servaient à fabriquer de l'huile pour l'éclairage des lampes.
Son écorce sert à teindre les tissus en brun ou en kaki mais elle a aussi un usage médicinal presque universel: soigner la la diarrhée et les saignements de nez.
Soigne les plaies récentes causées par des objets tranchants.
On applique les feuilles mâchées sur les plaies.
Le fruit est laxatif et les racines sont un remède contre les addictions.
Avant de poursuivre notre inventaire, une réflexions s'impose : Il existe en France des citadins qui s'initient en campagne à la cueillette des « simples » dont ils ignorent toutes les vertus et s'extasient lorsqu'il découvrent que ce qu'ils croyaient une mauvaise herbe pouvait être une délicieuse salade.
La philosophie ici est fondamentalement différente : L'Isan est la région la plus pauvre de la Thaïlande.
La cueillette des végétaux sauvages, ce n'est pas une incontestable forme de snobisme, tout simplement nécessité fait loi.
Bernard de Guilhermier
Les Crucifères : Le Trésor Vert de nos Terroirs (France-Isan)
Une explosion de saveurs protectrices
Pourquoi ces légumes sont-ils si précieux ?

Ce qui est fascinant, c'est de voir comment ces "aliments protecteurs" se répondent d'un continent à l'autre :
- En France : On célèbre le croquant du radis au sel, la douceur d'un chou-fleur rôti, le piquant de la roquette ou la noblesse du navet dans les plats mijotés. Ce sont des légumes de caractère qui structurent nos assiettes de terroir.
- En Isan : Ces mêmes crucifères sont le cœur battant de la vitalité locale. Le chou chinois apporte sa fraîcheur, le brocoli sa texture, et le cresson sa force. Ils sont consommés crus pour accompagner le piquant du Som Tam, ou rapidement sautés pour garder toute leur force vitale.
Diversifier pour mieux savourer
L'objectif n'est pas de révolutionner son régime, mais de laisser plus de place à la couleur et au croquant. Remplacer une portion de féculents par des légumes verts et colorés permet de rééquilibrer l'assiette tout en découvrant de nouvelles textures.Les champions du quotidien à privilégier :
- Les Choux : Vert, rouge, frisé ou de Bruxelles, ils sont les rois de la fermentation (pensez au parallèle entre la choucroute française et les légumes fermentés d'Asie).
- Les Radis et la Roquette : Pour cette note poivrée qui réveille les papilles.
- Le Brocoli et le Chou-fleur : Véritables éponges à saveurs lorsqu'ils sont préparés avec soin.
Ma grand-mère, déjà me le disait !
Manger ces légumes, c'est faire le choix d'une cuisine "vraie", née de la terre. Que ce soit pour protéger sa santé ou pour le simple plaisir d'une assiette vibrante, les crucifères sont le trait d'union parfait entre la sagesse nutritionnelle et la gourmandise du terroir.
Som Tam Pla Ra (ou sans Pla Ra) : le cœur battant de la table isan

- Som tam pla ra : intense, complexe, terriblement vivant. C’est la version préférée des Isanais, celle que l’on partage entre amis, les doigts encore poudrés de riz gluant, accompagné de khao niao, de poulet grillé (kai yang) et parfois de légumes crus.
- Som tam sans pla ra (souvent appelé som tam thai) : plus doux, plus équilibré, souvent servi aux visiteurs ou dans le reste du pays. Il séduit par sa fraîcheur et son harmonie, mais reste, pour beaucoup d’Isanais, une version plus sage du plat.
Un rituel plus qu’une recette

En langue thaïe, pla ra signifie littéralement poisson fermenté. Cet ingrédient emblématique de l’Isan est le fruit d’une longue tradition de fermentation, parfois de plusieurs mois, qui permettait autrefois de conserver le poisson durant la saison sèche.
Vin et tropiques : l’étonnante épopée de la vigne en Thaïlande
📜 Chronologie de la viticulture en Thaïlande
XVIIᵉ siècle (1600s) : Les premiers contacts
- Les missionnaires et commerçants français introduisent le vin en Thaïlande (alors Royaume d’Ayutthaya).
- Le vin est consommé par les élites et offert en cadeau diplomatique.
- Sous le règne du roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX), des projets royaux expérimentent la culture de la vigne.
- Objectif : tester l’adaptation au climat tropical (raisins de table, jus, puis vin).
- Résultat : premières bases pour la viticulture tropicale.
- Apparition des premiers domaines viticoles modernes.
- Château de Loei (province de Loei, Nord-Est) devient un domaine emblématique, initiant une production de vin locale.
- Création de grands domaines comme PB Valley (Khao Yai) et Monsoon Valley (Hua Hin Hills).
- Introduction du concept de “New Latitude Wines” : production de vin en dehors des zones traditionnelles (France, Italie, Californie…), notamment sous les tropiques. Les vins New Latitude sont fabriqués à partir de raisins cultivés dans des régions et des pays situés au-dessus de la latitude 50° et en dessous de la latitude 30° dans les deux hémisphères.
- Les vins thaïlandais commencent à participer à des concours internationaux.
- Certains reçoivent des médailles, améliorant l’image de la Thaïlande sur la scène viticole mondiale.
- La Thaïlande compte plusieurs domaines réputés : PB Valley, Monsoon Valley, Village Farm & Winery, Alcidini…
- Les vins thaïlandais attirent aussi le tourisme œnologique, avec dégustations et visites de vignobles.
- La viticulture continue de relever le défi climatique grâce à des cépages adaptés (Shiraz, Chenin Blanc, Colombard).
La carte des vignobles de Thaïlande

Présentation des établissement inscrits sur la carte
Les pionniers
Le Château de Loei
La vision d’un fondateur
Grâce à l’altitude (plus de 500 mètres), aux nuits fraîches et à la richesse des sols, il démontra que la viticulture, souvent considérée impossible sous climat tropical, pouvait réussir ici. En 1995, le domaine sortit son premier vin commercial : une véritable première pour le pays.
Les cépages du Château de Loei
- Chenin Blanc : le cépage emblématique du domaine, donnant des blancs frais, fruités et floraux, parfaitement adaptés à la cuisine thaïlandaise.
- Syrah (Shiraz) : pour des rouges souples et épicés, avec des notes de fruits noirs et de poivre.
- Cabernet Sauvignon : utilisé seul ou en assemblage avec la Syrah, il apporte structure et intensité aux vins rouges.
- Rosé : issu du mélange Syrah-Cabernet, un vin désaltérant, pensé pour le climat chaud.
Style et accords des vins
- Blancs (Chenin Blanc) : vifs, aux arômes de fruits tropicaux, ils s’accordent idéalement avec les plats thaïs épicés, les fruits de mer et les poissons grillés.
- Rouges (Syrah, Cabernet Sauvignon) : ronds et souples, ils accompagnent viandes grillées, canard rôti ou curry massaman.
- Rosés : frais et fruités, parfaits en apéritif ou avec une salade de papaye épicée.
Un héritage durable
Mais son véritable héritage est d’avoir ouvert la voie : grâce à la vision du Dr Chaijudh Karnasuta, la Thaïlande s’est affirmée comme une « nouvelle latitude » du vin, reconnue à l’international et de plus en plus appréciée par les voyageurs.
📍 Coordonnées du Château de Loei
- Boutique 17.399563° N, 101.289111° E
- GoogleMaps :https://maps.app.goo.gl/oGxCn7w5awkLRyKT8
- Vignoble 17.390746° N, 101.302153° E
- Google Maps :https://maps.app.goo.gl/sQKYDd6JtmmZiVhK6
Le domaine PB VALLEY Khao Yai Winery
Un pionnier du vin thaïlandais
Présentation et contexte général
Les cépages cultivés
- Rouges : Shiraz, Tempranillo, Cabernet Sauvignon, Durif, Dornfelder
- Blancs : Chenin Blanc, Colombard
- D’autres variétés sont testées de manière expérimentale, comme le Pinot Noir.
Des vins et une production reconnue
Œnotourisme et gastronomie
Un Flower Park saisonnier vient compléter l’expérience, offrant un attrait supplémentaire entre novembre et mars, lorsque le climat est le plus agréable.
Une référence en Asie du Sud-Est
📍 Coordonnées de PB VALLEY Khao Yai Winery
- Accueil 14.575679° N, 101.234760° E
- GoogleMaps https://maps.app.goo.gl/BAb94afXM765hMf8A
Siam Winery Compagny Limited
Siam Winery : pionnier du vin thaïlandais
📝 Portrait : Chalerm Yoovidhya
Aux origines d’un défi
Des vignobles aux paysages uniques
- Les vignobles flottants, près de Bangkok, où les ceps s’élèvent sur de petites parcelles entourées de canaux. Cette singularité offre un paysage fascinant et permet la culture de cépages locaux comme le Pokdum et le Malaga Blanc.
- Le vignoble de Hua Hin Hills, situé sur des collines proches de la mer. Ici, les brises marines et les sols sablonneux offrent des conditions idéales pour les cépages internationaux. C’est le cœur battant de la production de Monsoon Valley, et un lieu de tourisme viticole incontournable.
- le vignoble de Tab Kwang Ce vignoble a été le premier que Chalerm Yoovidhya (fondateur de Monsoon Valley) a identifié comme favorable à la production de vin.
- D’autres parcelles expérimentales, en altitude, permettent de tester l’adaptation de variétés venues du monde entier.
Le vignoble de Tab Kwang
Bien que Tab Kwang ne soit pas ouvert au public comme d’autres domaines, il reste un symbole fondateur de la viticulture thaïlandaise. Il a inspiré la création de vignobles dans d’autres régions comme Hua Hin et Chiang Mai, et a contribué à l’émergence d’une culture du vin en Thaïlande.
Une mosaïque de cépages
Tab Kwang a servi de laboratoire viticole pour tester les cépages adaptés au climat tropical. Parmi les variétés cultivées :
Vins rouges :
- Shiraz/Syrah : cépage phare du domaine, produisant des vins riches et opulents
- Cabernet Sauvignon
- Dornfelder
- Grenache
- Pinot Noir
- Sangiovese
- Tempranillo
- Black Queen & Pokdum (cépages asiatiques)
- Chenin Blanc
- Colombard
- Malaga Blanc
- Viognier
Entre tradition et modernité
Une vitrine pour la Thaïlande
L’avenir du vin thaïlandais
📍 Coordonnées de Siam Winery
- Accueil 13.522891° N, 100.142551° E
- GoogleMaps https://maps.app.goo.gl/S97s1rTmppT6VUez6
Monsoon Valley
Monsoon Valley : le pari audacieux du vin thaïlandais
Un vignoble entre mer et montagnes
Une histoire récente, une vision forte


Des vins tropicaux au style affirmé
- Des cuvées classiques, accessibles et fraîches, parfaites pour la cuisine thaïlandaise.
- Des vins premium et de prestige, dont certains rouges de Shiraz et Sangiovese, plus structurés.
- Des vins doux, comme le Chenin Blanc Late Harvest, maintes fois récompensé.
- Des mousseux aux bulles fines, qui reflètent l’originalité du terroir.
Une destination œnotouristique
- dégustations commentées,
- restaurant panoramique qui marie cuisine locale et accords mets-vins,
- événements annuels comme le festival des vendanges,
- et même des balades à dos d’éléphant ou des randonnées dans les collines environnantes.
Un vignoble qui fait rayonner la Thaïlande
📍 Coordonnées de Monsoon Valley Vineyard
- Accueil 12.525716° N, 99.705382° E
- GoogleMaps https://maps.app.goo.gl/uopcSSMMccZtBhyKA
SilverLake Vineyard
Silverlake Vineyard : entre histoire, passion et douceur de vivre
Une histoire née d’un rêve
Les cépages et la production
Plus qu’un vignoble : une expérience
📍 Coordonnées de SilverLake Vineyard
- Accueil 12.760565° N, 100.965152° E
- GoogleMaps https://maps.app.goo.gl/xe9id5PXwbVfLzVy5
GranMonte (Khao Yai)
GranMonte, l’art du vin au cœur de la vallée d’Asoke
Un domaine familial tourné vers l’avenir


GranMonte, l’art du vin au cœur de la vallée d’Asoke
- Rouges : Syrah, Cabernet Sauvignon, Grenache, Durif
- Blancs : Chenin Blanc, Viognier, Verdelho, Sémillon
- En expérimentation : Sangiovese, Barbera, Touriga Nacional
Entre tradition et modernité
Œnotourisme : VinCotto
Une vitrine du vin thaïlandais
📍 Coordonnées de GranMonte Vineyard & Winery
- Accueil : 14.568022° N, 101.277861° E
- GoogleMaps : https://maps.app.goo.gl/ZhyDNh34WLkob8k16
Village Farm & Winery (Khao Yai)
Village Farm & Winery : Domaine viticole en Thaïlande à Wang Nam Khiao
🍇 Un vignoble thaïlandais d’exception
🍷 Expérience œnologique et culinaire
- Dégustation de vins locaux et importés
- Cuisine fusion thaïe et européenne dans un restaurant au cadre rustique
- Produits artisanaux : confitures, jus de raisin, souvenirs viticoles
🧘♀️ Bien-être et méditation au cœur des vignes
🏡 Séjour viticole à Wang Nam Khiao
📍 Coordonnées de Village Farm & Winery
🚗 Accès facile depuis Bangkok
🅿️ Parking gratuit
📞 Réservations : disponibles sur Agoda, Booking.com et le site officiel
Email : booking@villagefarm.co.th
- Accueil : 14.388742° N, 101.874867° E
- GoogleMaps : https://maps.app.goo.gl/sHZWa9yJ2RS64tmz8
Alcidini Vineyard (Khao Yai)
Alcidini Vineyard : L’élégance discrète du vin thaïlandais à Khao Yai
🍇 Superficie et cépages
- Surface cultivée : Plus de 40 acres (≈ 16 hectares)
- Cépages principaux :
- Shiraz / Syrah : pour des rouges puissants et épicés
- Muscat Blue : cépage aromatique à peau épaisse, utilisé pour des vins fruités et floraux
Le domaine est le seul en Thaïlande à utiliser le système de palissage Lyre, qui favorise l’exposition au soleil et la ventilation des grappes, améliorant ainsi la qualité des raisins.
🍷 Vinification et philosophie
- Méthodes artisanales : Vinification douce avec contrôle rigoureux des températures et des fermentations
- Engagement qualité : Sélection manuelle des grappes, traçabilité, normes internationales
- Nom du domaine : Inspiré de l’oiseau Alcedo (martin-pêcheur bleu), symbole de beauté rare et de précision
🧘♀️ Méditation au cœur des vignes
🎯 Activités proposées
- Visite du vignoble et découverte du système Lyre
- Dégustation de vins artisanaux
- Cyclisme dans les collines de Khao Yai
- Méditation et relaxation
- Observation de la faune et de la flore locale

🛍️ Boutique
- Produits disponibles : Vins Alcidini, confitures artisanales, produits locaux
⭐ Pourquoi visiter Alcidini Vineyard ?
- Pour découvrir un vignoble boutique à taille humaine
- Pour déguster des vins thaïlandais produits avec passion
- Pour se ressourcer dans un cadre naturel exceptionnel
- Pour vivre une expérience méditative unique au cœur des vignes
📍 Coordonnées de Alcidini Vineyard
🚗 Accès facile depuis Bangkok
Email : info@alcidini.com
- Accueil : 14.543779° N, 101.602872° E
- GoogleMaps : https://maps.app.goo.gl/LBEYEWzzozesKjLq5
Skugga Estate Vineyard
Skugga Estate Vineyard – L’ombre fertile des collines de Chiang Mai
👤 Le fondateur : Anthony McDonald
🍇 Une vigne d’auteur dans les montagnes de Chiang Mai
- Cabernet Sauvignon,
- Cabernet Franc,
- Syrah,
- Barbera
- Chenin Blanc.
☕ Plus qu’un vignoble Skugga est aussi un écosystème agricole complet.
🏡 Un lieu d’expériences
🌿 Une vision durable
- Produits : vin, café, thé, chocolat, miel, confitures artisanales
- Ouverture de la cave : octobre 2025
📍 Coordonnées de skugga estate Vineyard
🚘 À 45 mn de route de Chiang Mai
Email : vineyard@skuggalife.com
- Accueil : 18.780632° N, 99.242215° E
- GoogleMaps : https://maps.app.goo.gl/QWgCHAENSRqvMRDUA
Winery TENUTA Chiang Mai
🍷 Une parenthèse italienne au cœur des montagnes de Chiang Mai


📍 Coordonnées de Winery TENUTA Chiang Mai
🚘 À 40 mn de route de Chiang Mai
- Accueil : 18.810382° N, 98.816884° E
- GoogleMaps : https://maps.app.goo.gl/Pb34LrfM9F2LJJQT9
Imsook Vineyard Chiang Mai
🫐 Imsook Vineyard — Le vignoble du bonheur tranquille à Chiang Mai

Un vignoble né de la passion
Une expérience de goût et de sérénité

Les visiteurs flânent entre les rangées de ceps, cueillent parfois quelques grappes juteuses, puis s’attardent à la terrasse ombragée du café du domaine.
Au menu : jus de raisin maison, smoothies violets, desserts délicats et plats locaux inspirés du terroir nord-thaï.
Un pont entre nature et culture
Une halte idéale pour les curieux du goût
📍 Coordonnées de Imsook Vineyard Chiang Mai
🚘 À environ 20 mn de route de Chiang Mai
- Accueil : 18.866294° N, 99.117913° E
- GoogleMaps : https://maps.app.goo.gl/eE7gjaEx7CfMcFATA
Mountain Creek Vineyard Chiang Rai
🌿 Mountain Creek Vineyard — Entre montagnes et douceur de vivre
Un vignoble niché entre collines et brumes

L’expérience du goût et du moment présent
Un autre visage du Triangle d’Or

📍 Coordonnées de Mountain Creek Vineyard Chiang Rai
Adresse : 144 Village No. 1, Chiang Rai (en venant de Chiang Saen, entrez par Wat Phra That Chom Kitti, à 8 kilomètres, le vignoble est à côté de la station sanitaire de Ban Mae Kham)
- Accueil : 20°18'26.9"N 100°01'02.5"E
- GoogleMaps : https://maps.app.goo.gl/LB4PMZ5dfdjHgV3HA
Inthanon Wine Chiang Mai
🌄 Inthanon Wine — Une pause viticole au sommet de la Thaïlande
🍇 Un terroir à redécouvrir
🎯 Une escapade pour le plaisir
Le Brillat Savarin
Brillat Savarin






