Notre Vice-Président Gérard est aussi un apiculteur expérimenté qui prend plaisir à nous faire partager son intérêt et ses connaissances en la matière.
Nous le remercions de nous ouvrir ici les portes de ce monde secret des mellifères.

04 Septembre 2026
Bien choisir ses ruches et son matériel apicole

Nous voilà désormais équipés pour débuter notre aventure apicole ! Nous avons fait le choix d’un modèle unique de ruche. Il est essentiel de conserver cette uniformité, car l’utilisation de différents systèmes entraîne rapidement des incompatibilités, aussi bien entre les éléments des ruches que pour le matériel d’extraction.
Pourquoi avons-nous choisi la ruche Dadant Nicot ?
Pour avoir successivement travaillé avec des ruches Langstroth, Dadant traditionnelles, puis Dadant Nicot, je connais bien les difficultés que peut provoquer la coexistence de plusieurs modèles. Notre choix s’est donc porté sur la ruche Dadant Nicot à dix cadres. Le modèle Dadant est aujourd’hui largement utilisé, tandis que la société française Nicotplast continue de faire évoluer ses ruches en matière plastique afin de faciliter le travail des apiculteurs.
Ces ruches présentent plusieurs avantages :
- une grande résistance aux intempéries et aux fortes expositions au soleil ;
- un entretien simple ;
- une excellente durabilité ;
- un gain de temps appréciable ;
- une parfaite régularité des différents éléments.

Le matériau utilisé est particulièrement robuste et de nombreux apiculteurs professionnels ont désormais adopté ce type de ruche. L’investissement de départ est certes plus important, mais il s’amortit avec le temps.
Il en va de même pour les cadres en plastique : plus besoin de monter des fils en acier inoxydable pour soutenir la cire ni d’installer des feuilles de cire gaufrée.
Le gain de temps est considérable.

Des équipements conçus pour faciliter le travail
De nouvelles améliorations apparaissent régulièrement.
Le plancher aéré permet notamment une meilleure ventilation de la ruche, limite l’accumulation de chaleur et facilite l’évacuation des petits déchets ainsi que des parasites morts à la suite des traitements contre le Varroa destructor.
Le couvre-cadres nourrisseur permet de fournir une alimentation solide ou liquide sans ouvrir complètement la ruche. La colonie est ainsi moins dérangée et subit moins de stress.
La porte d’entrée à clip évite les problèmes de vis endommagées ou l’oubli du tournevis.
La grille à reine souple ne se déforme pas comme certaines grilles métalliques et conserve un espacement régulier. Après un passage au congélateur, une simple torsion permet également de récupérer plus facilement la propolis qui s’y est déposée.

Ruche Dadant 10 cadres plastique

Portes d'entrée reversible

Plateau aéré Nicot

Hausse Nicol 9 cadres

Cadre nourrisseur

Grille à Reine souple

Tout le matériel proposé n’est pas forcément utile
La plupart des fournisseurs de matériel apicole proposent aujourd’hui les systèmes Langstroth et Dadant. Parmi les principaux fournisseurs figure ICKO Apiculture, avec lequel j’ai longtemps travaillé : cette entreprise était le principal fournisseur de mon commerce apicole installé à La Foa, en Nouvelle-Calédonie.
Un fournisseur répond naturellement aux demandes de ses clients. Pour autant, tout le matériel présent dans un catalogue n’est pas nécessairement utile ou recommandable. Certains accessoires peuvent même être préjudiciables aux abeilles.


La balayette : un outil à éviter
La balayette d’apiculteur, encore très utilisée, en est un bon exemple.
Les abeilles réagissent généralement assez peu à une secousse brève et maîtrisée qui les fait retomber dans leur ruche. En revanche, elles supportent beaucoup moins bien les passages répétés d’une brosse sur leur corps.
Au fil des utilisations, les poils de la balayette peuvent également se charger de nectar et devenir collants, risquant ainsi d’engluer ou de blesser les abeilles.
Par ailleurs, cette balayette est rarement désinfectée entre deux ruches. Elle peut donc contribuer à la transmission de parasites ou de maladies d’une colonie à une autre.
Si l’utilisation d’une brosse paraît indispensable, il est possible d’en confectionner une avec des végétaux souples trouvés sur place. Elle sera alors réservée à un usage unique, avant d’être détruite.
Le nourrisseur d’entrée : un risque de pillage
Le nourrisseur d’entrée peut lui aussi se révéler dangereux pour les colonies.
Comme son nom l’indique, il met à disposition une nourriture, souvent liquide, directement à l’entrée de la ruche. Cette source facilement accessible peut attirer les abeilles des colonies voisines.
Une fois le nourrisseur vidé, ces visiteuses peuvent se tourner vers les ruches proches les plus faibles afin d’en piller les réserves. Lorsqu’un phénomène de pillage est enclenché, il devient très difficile à arrêter et peut entraîner la disparition d’une colonie.

S’entourer de personnes expérimentées
En apiculture, le matériel le plus coûteux ou le plus moderne n’est pas toujours le mieux adapté.
Avant tout achat, il est préférable de demander conseil à un apiculteur expérimenté ou à un professionnel capable de vous orienter avec objectivité, sans intérêt commercial direct.
Dans notre prochain article, nous passerons en revue quelques équipements inutiles, trompeurs ou inadaptés qu’il vaut mieux éviter.
02 Août 2026
Acheter ses premières colonies d’abeilles

Après la capture d’essaims, l’achat de colonies constitue le second moyen d’acquérir des abeilles pour débuter en apiculture. Pour un premier achat, il est vivement recommandé

Se former avant de se lancer
Avant d’installer vos premières ruches, il est fortement conseillé de suivre une courte formation dans un rucher-école, un centre apicole ou auprès d’un apiculteur expérimenté, de préférence éleveur.
Cette première approche vous permettra :
- de découvrir les gestes essentiels de l’apiculteur ;
- de manipuler une colonie en toute sécurité ;
- de mieux comprendre le comportement des abeilles ;
- et surtout de vérifier que cette activité, aussi passionnante qu’exigeante, correspond réellement à vos attentes.
Choisir un fournisseur de confiance
L’achat d’une colonie ne doit jamais se faire à la légère. Un débutant peut facilement être trompé.
Une ruche très lourde, remplie de miel, n’est pas forcément le signe d’une colonie vigoureuse.

Elle peut, par exemple, être orpheline : en l’absence de reine, il n’y a plus de couvain à élever et toutes les abeilles se consacrent alors à la récolte et au stockage du nectar. Une telle colonie nécessitera rapidement une intervention.
Il est donc préférable d’acheter auprès d’un professionnel sérieux, capable de présenter une colonie saine, équilibrée, avec une reine en ponte et du couvain à différents stades de développement.

Pourquoi commencer avec deux ruches ?
Il est généralement recommandé de débuter avec au moins deux colonies. Cette précaution permet, en cas de difficulté sur l’une des ruches, de prélever un cadre de couvain, de réserves ou même des abeilles dans la seconde afin de renforcer la première.
Cette possibilité d’entraide entre colonies est un véritable atout pour les apiculteurs débutants.
Les deux principales formes d’achat

L’essaim nu
Moins fréquent, l’essaim nu se présente sous la forme d’un « paquet » d’abeilles accompagné d’une reine, généralement placée dans une petite cage de protection. À son arrivée, il suffit d’introduire les abeilles dans une ruche vide, soit en les secouant directement à l’intérieur, soit devant la planche d’envol, où elles entreront naturellement pour rejoindre leur reine.
L’essaim sur cadres
C’est la formule la plus couramment proposée. Les colonies sont vendues sur 5, 6 ou 10 cadres, déjà construits et occupés par les abeilles. L’idéal est d’apporter votre propre ruche chez l’apiculteur. Celui-ci pourra effectuer le transfert, ou vous guider afin que vous réalisiez vous-même cette opération. C’est un excellent exercice qui vous permettra d’observer l’état réel de la colonie : présence de la reine, quantité de couvain, réserves de miel et de pollen, vigueur de la population, etc.

Une fois le transfert terminé,
il convient d’attendre le crépuscule afin que toutes les butineuses soient revenues à la ruche. L’entrée est ensuite fermée (tout en assurant une bonne ventilation) avant le transport vers son nouvel emplacement. À l’arrivée, la ruche est immédiatement rouverte. Dès le lendemain matin, les abeilles effectueront leurs premiers vols d’orientation et mémoriseront leur nouvel environnement.
Installer ses ruches au bon endroit.

Avant toute installation, assurez-vous que le secteur offre des ressources florales suffisantes tout au long de la saison. Une bonne diversité mellifère est indispensable au bon développement des colonies.
Si les ressources viennent à manquer au cours de l’année, certains apiculteurs pratiquent la transhumance, qui consiste à déplacer les ruches vers des zones offrant de nouvelles floraisons. Cette pratique demande cependant une bonne organisation et une certaine expérience.
03 juillet 2026

Obtenir sa première colonie d’abeilles : la récupération d’un essaim
Votre matériel est désormais prêt et vous avez choisi le modèle de ruche qui vous convient. Notre premier conseil est simple : n’en changez plus. Le type de ruche importe finalement assez peu pour les abeilles ; elles sauront parfaitement s’adapter à votre choix.
Il vous faut maintenant acquérir votre première colonie.
La récupération d’un essaim : la solution la plus simple
La méthode la plus économique, et souvent la plus passionnante, consiste à récupérer un essaim naturel.

Si vous habitez à proximité d’un apiculteur, il y a de fortes chances qu’un jour l’une de ses colonies essaime. Ce phénomène est parfaitement naturel : lorsque la colonie devient importante, la vieille reine quitte la ruche avec environ la moitié des abeilles afin de fonder une nouvelle colonie, tandis qu’une jeune reine prend sa place dans la ruche d’origine.
Dans un premier temps, cet essaim se regroupe généralement sur une branche, un arbuste ou tout autre support situé à faible hauteur. Fatiguées par le vol et accompagnant une reine âgée, les abeilles restent provisoirement sur place pendant que les éclaireuses recherchent un nouvel emplacement définitif.
Cette période est idéale pour récupérer l’essaim.
Une vieille croyance… totalement fausse
Depuis le Moyen Âge, une légende prétend qu’il suffit de frapper sur une casserole ou un objet métallique pour faire poser un essaim.
C’est totalement faux.
Les abeilles n’entendent pas les sons comme nous. Elles ne possèdent pas d’oreilles et perçoivent essentiellement les vibrations.
Cette croyance trouve son origine dans une ancienne coutume appelée le « droit de suivi ». Lorsqu’un apiculteur voyait partir un essaim, il le suivait en faisant le plus de bruit possible et en criant : « C’est à moi ! C’est mon essaim ! » afin que les témoins puissent attester de sa propriété lorsqu’il le récupérerait.
Le bruit n’avait donc aucune influence sur les abeilles ; il servait uniquement de preuve juridique.
Comment récupérer un essaim ?
Un essaim venant de quitter sa ruche est généralement peu agressif. Avant son départ, les abeilles ont fait d’importantes réserves de miel, ce qui leur assure environ trois jours d’autonomie. Gorgées de nourriture, elles sont souvent beaucoup plus calmes qu’à l’accoutumée.
Le matériel nécessaire
Prévoyez :
- un pulvérisateur rempli uniquement d’eau ;
- une ruchette (ou une ruche légère) équipée de cadres cirés ;
- éventuellement un enfumoir ;
- une boîte à reine si vous en possédez une.
L’odeur de la cire peut favoriser l’installation de la colonie dans son nouveau logement.

La capture
Commencez par dégager les alentours afin de travailler facilement.
Pulvérisez ensuite généreusement de l’eau sur l’essaim. Cette opération resserre naturellement la grappe d’abeilles et humidifie leurs ailes, limitant momentanément leur capacité de vol.
Placez ensuite votre ruchette juste sous l’essaim et donnez un coup sec sur la branche ou le support afin que la grappe tombe à l’intérieur.
Posez immédiatement la ruchette au sol, à proximité.
Après quelques instants, si la reine se trouve bien dans la ruchette, les ouvrières vont relever leur abdomen et exposer la glande de Nasanov, qui diffuse une phéromone de rassemblement. Les autres abeilles rejoindront alors progressivement leur reine.
En revanche, si la reine est restée sur son support, les abeilles retourneront rapidement se regrouper autour d’elle. Il suffira alors de recommencer l’opération.
Si vous apercevez la reine, vous pouvez la saisir avec précaution et la placer dans une boîte à reine. Les ouvrières viendront naturellement la rejoindre et prendront soin d’elle jusqu’à sa libération.
Installer la colonie
Lorsque toute la colonie est entrée dans la ruchette, attendez la tombée de la nuit. Toutes les butineuses seront alors revenues.
Fermez l’entrée en laissant impérativement une bonne ventilation (plancher grillagé, grille d’aération ou dispositif équivalent), puis transportez la colonie.

L’idéal est de l’installer à plus de 3 kilomètres de son emplacement d’origine afin d’éviter que les butineuses ne retournent vers leur ancien rucher.
Si vous souhaitez installer la ruche au même endroit que celui où l’essaim a été capturé, il est conseillé de laisser la colonie enfermée environ 48 heures, toujours avec une excellente ventilation et un accès à l’humidité (pulvérisation d’eau ou éponge humide), afin qu’elle s’habitue à son nouvel habitat.
Les premiers contrôles
Après quelques jours, ouvrez la ruche et vérifiez la présence d’œufs ou de jeune couvain.
Si la reine pond, c’est que la colonie s’est correctement installée.
Il faut toutefois garder à l’esprit que la reine ayant essaimé est généralement une reine âgée. Il sera souvent souhaitable de prévoir son remplacement dans les mois suivants, soit par l’introduction d’une jeune reine, soit en laissant la colonie élever naturellement une nouvelle reine à partir d’œufs ou de très jeunes larves.
Pendant cette période de transition, il est possible de renforcer la colonie en lui apportant un ou plusieurs cadres de couvain provenant d’une autre ruche saine, afin de maintenir une population suffisante.
Une nouvelle aventure commence
Vous possédez désormais votre première colonie d’abeilles.
L’aventure apicole peut véritablement commencer !
Dans le prochain chapitre, nous découvrirons une autre possibilité d’acquérir des abeilles : l’achat d’un essaim auprès d’un apiculteur professionnel.
05 juin 2026

Bonjour à tous...
Peut être depuis vos consultations des articles de La Ruche sur le site TIF, vous est apparue l’envie de pratiquer l’apiculture ou tout au moins de posséder une voire plusieurs ruches.
Avant toutes choses, il est important de connaître vos envies, soit vous voulez des abeilles pour polleniser votre potager, vos arbres fruitiers, soit vous voulez acquérir un nombre important de colonies afin de produire quantité de miel.
Dans les deux cas, il vous faudra vous assurer que votre environnement est compatible avec la conduite de ruches. Une région où l’absence de fleurs est importante, conduira fatalement à l’échec.
Une abeille visite en moyenne 6000 fleurs / jour, une colonie se compose de 50 à 80000 individus, faites le compte !!!!!

Pour illustrer l'importance de l'environnement floral.
Ensuite, il vous faudra opter pour un type de ruches et ne pas en changer. Donc nécessité de prendre de bons renseignements à la base, sous peine de déception et de perte d’argent.

Bien choisir son type de ruche.
Pour une découverte de la vie des abeilles, la pollinisation d’un verger, d’un potager, on peut se tourner vers des ruches proches de ce qui existe dans la nature, peut être même construire l’habitation ( ruche tronc, ruche Warré, ruche en paille…).
Dans tout ces cas, on se rapproche de la nature, ce qui nécessite très peu de manipulations.( environ 4 heures / an). Par contre, les récoltes sont petites et détruisent quasi complètement le travail des abeilles.

Des ruches proches de la nature.
L’investissement est moindre, parfois inexistant comme la récupération d’un essaim dans la nature et l’installation dans un tronc creux après grattage de l’intérieur.
Pas de possibilité d’extraction mécanique sauf à l’aide d’un petit pressoir ou au travers d’un linge propre.

Récolte artisanale et petites productions.
Pour se tourner vers une apiculture de production, il existe quantité de système de ruches, souvent initié par des ecclésiastiques.
Néanmoins, deux système emportent la faveur de la majorité des apiculteurs du monde, à savoir LANGSTROTH pour 70% et DADANT pour le reste. Système français surtout usité en Europe et particulièrement en France.

DADANT et LANGSTROHT : Deux systèmes différents
A noter qu’une société française innovante « NICOT » a conçu une ruche aux dimensions Dadant en matière plastique de même qualité que les conteneurs poubelles, résistante à la chaleur, aux intempéries avec quantité de gadgets utiles comme les couvre cadres nourrisseurs, les portes d’entrées à clip, les planchers aérés et, même les cadres plastifiés alvéolés ( gain de temps, d’argent).
Le gros avantage de la Langstroth c’est la standardisation du matériel, le corps de ruche peut devenir hausse et vice-versa. Le gros inconvénient le poids de la hausse pleine pouvant avoisiner les 40 kilos….imaginez les apiculteurs effectuant les transhumances de centaines de ruches et les récoltes qui s’en suivent…mal de dos assuré.
L’avantage de la Dadant sera donc double, un corps plus vaste donnant la pleine possibilité à la colonie de croître et une hausse que L’on qualifie de demi !! ne pesant une fois pleine que 20 kilos environ.

Le plaisir d'un apiculteur passionné.
A noter que ces deux systèmes sont incompatibles pour une question de quelques centimètres. Il est donc bien important de fixer son choix une fois pour toutes.
Pour avoir pratiqué les deux, au début Langstroth puis Dadant plastique ma préférence va vers ce second système pour les raisons évoquées ci dessus, moins de charge a déplacer et durabilité du plastique qui n’entre en rien avec la qualité du miel, permettant même d’obtenir une certification « bio » terme qui m’a toujours fait sourire concernant l’apiculture…….
02 mai 2026
Depuis plusieurs mois, je vous parle de la ruches,
de ses habitants, de leur façon de vivre mais, nous pourrions prendre quelques moments pour élaborer quelques produits facilement réalisables pour un apiculteur ou une personne détenant des produits de la ruche.
L’Encaustique.
Pour un apiculteur, la cire d’opercules est importante car récente et non porteuse des résidus de traitements obligatoires, mais la cire provenant des changements de cadres sera utilisée pour d’autres emplois ou la pureté est moins importante. ( bougies, encaustique, savon etc…).
Elle sera à la longue encombrante et un apiculteur acceptera de vous en céder une quantité,
Cette cire mélangée à de l’essence de térébenthine vous fera une encaustique naturelle de qualité.
Matériel :
Cire d’abeille, essence de térébenthine, bocaux en verre avec couvercles.
Fabrication :
Fondre la cire d’abeilles ( point de fusion 62°C).
Verser dans le bocal à moitié. Chauffer l’essence de térébenthine ( pas de risques d’explosion) prendre garde à éviter les débordements afin d’éviter une auto combustion, préférer une plaque électrique ou à induction plutôt qu’une flamme.
Verser ce liquide chaud sur la cire fondue. Le mélange se fait instantanément.
Laissez refroidir avant de mettre le couvercle.
Passez sur le meuble en couches très fines, avec un tissu non pelucheux puis après séchage, lustrez.

Le savon Miel et Cire.
Matériels et ingrédients.
- Une balance de ménage précise au gramme.
- Une casserole. Deux thermomètres 100°.
- Un fouet de cuisine ou un thermoplongeur.
- Une spatule. Deux récipients en céramique ( pas de métal ni de plastique).
- 4 petits ramequins pour recevoir les produits.
- Un camping gaz où gaziniere de ménage.
- Un couteau. Du miel, de la cire d’abeille.
- Des moules en silicone de la forme finale du savon désirée.
Des huiles :
- olive vierge.
- Arachide. Coco.
- Germe de blé.
De l’eau déminéralisée.
De la soude caustique. ( accessible chez un droguiste)
Pesée des ingrédients. ( quantité pour 1 kilo de savon).
Huile d’olive 243 grammes
Huile d’arachide 137 grammes
Huile de coco 210 grammes
Huile de germe de blé 35 grammes
Cire d’abeille 19 grammes
Miel 38 grammes
Eau déminéralisée 239 grammes
Soude caustique 89 grammes

Chauffer les huiles et, y incorporer la cire d’abeille vers 65°. Mettre dans le premier récipient en céramique , porcelaine ou gré.
Mélangez soude et eau ( ATTENTION SOUDE DANS L’EAU SINON PROJECTIONS DANGEREUSES) dans le second récipient.
Équilibrez les températures à 47° ( important) d’où la nécessité des deux thermomètres. Une fois cet équilibre atteint versez la soude et l’eau dans l’huile. Mélangez, battre jusqu’à obtention de « LA TRACE « ( cratère qui se forme lors de la chute d’une goutte à la surface du mélange). La saponification opère. Le temps peut être plus ou moins long, ne désespérez pas.
Au moment de la trace, incorporez l’huile de germe de blé 35 grammes et le miel 38 grammes. Continuez de battre jusqu’à obtention d’ un mélange homogène.
Versez à ce moment dans les moules puis attendre 48 heures au chaud ( ici c’est facile) puis, démoulez précautionneusement.
Laissez ensuite sécher 6 à 8 semaines suivant la grosseur des pièces afin que le produit perdre complètement son effet corrosif. Voilà, votre savon naturel est prêt a l emploi. On peut si on le désire diminuer la quantité d’eau déminéralisée et adjoindre à la place pour la même quantité une essence odorante ( en Nouvelle Calédonie, j’ajoutais de l’essence de Niaoulis très parfumée)
Cette recette peut paraître difficile or, il n’en est rien et, quel plaisir d’employer son propre savon après avoir joué à l’apprenti chimiste.
Gérard Dorchy
02 avril 2026
Apiculture : quand la modernité fragilise l’équilibre naturel
Nous entendons souvent cette formule empreinte de nostalgie : « C’était mieux avant ». Si elle peut prêter à débat dans bien des domaines, elle trouve en revanche une résonance particulière en apiculture.
L’évolution des pratiques apicoles, sous l’effet de la mondialisation et de la recherche accrue de rendement, a profondément modifié les équilibres naturels. Les échanges de matériel vivant (reines, essaims, colonies) et les croisements d’espèces, souvent réalisés dans une logique d’optimisation des performances, ont engendré des conséquences sanitaires majeures.

Ainsi, au début des années 1980, des échanges d’abeilles entre l’Asie et l’Europe ont introduit en France l’espèce Apis cerana. Cette dernière cohabite naturellement avec un parasite, le varroa (Varroa destructor, anciennement Varroa jacobsoni), contre lequel elle a développé des mécanismes de défense au fil de son évolution. En revanche, l’abeille européenne Apis mellifera ne dispose pas de telles capacités d’adaptation. L’absence d’équilibre hôte–parasite a conduit à une propagation rapide du varroa, entraînant un effondrement massif des colonies.
Le cycle de reproduction du varroa illustre parfaitement sa dangerosité : la femelle pond ses œufs dans les cellules de couvain operculées. Après un premier œuf mâle, plusieurs œufs femelles sont déposés ; celles-ci se fécondent entre elles avant d’infester les larves, puis les abeilles adultes dès leur émergence, à la manière de parasites hématophages. Sans traitement, une colonie infestée ne survit généralement pas au-delà de deux à trois ans. Les apiculteurs sont ainsi contraints d’intervenir plusieurs fois par an pour maintenir leurs ruchers.
Un autre exemple marquant des effets de la mondialisation est l’introduction accidentelle du frelon asiatique (Vespa velutina) en France en 2004, vraisemblablement via un transport de marchandises en provenance de Chine. Une reine fondatrice, introduite dans le Lot-et-Garonne, a suffi à initier une invasion rapide. Le délai de réaction des autorités a permis à l’espèce de coloniser l’ensemble du territoire français, puis une grande partie de l’Europe.
Prédateur redoutable, le frelon asiatique se poste à l’entrée des ruches, capture les abeilles en vol, les découpe et en nourrit ses larves. Une colonie peut être décimée en quelques heures seulement, avec des conséquences économiques directes pour les apiculteurs.
À ces menaces biologiques s’ajoutent d’autres facteurs aggravants : déforestation, disparition des haies, usage de produits phytosanitaires affectant les ressources florales, et dérèglement climatique perturbant les cycles de floraison. Dans ce contexte déjà fragile, la concurrence de miels adultérés — souvent issus de mélanges à base de sirops sucrés à bas coût — fragilise davantage la filière.
Face à cette accumulation de contraintes, l’apiculture devient une activité de plus en plus exigeante, portée essentiellement par des passionnés.
C’est dans ce contexte que notre association a été sollicitée pour développer un projet d’initiation à l’apiculture à petite échelle au sein de villages. L’objectif est de proposer une activité complémentaire génératrice de revenus, tout en sensibilisant aux enjeux environnementaux et à la préservation des pollinisateurs. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de cette initiative.
Gérard DORCHY
02 mars 2026
🐝 Voyage au cœur d’un chef-d’œuvre vivant
Regardez une abeille.
Si petite… et pourtant si parfaitement conçue. Moins d’un dixième de gramme.
Et à l’intérieur, une mécanique d’une précision fascinante.
Entrons dans son monde.

La trompe : un outil d’orfèvre
On parle souvent de la “langue” de l’abeille. En réalité, il s’agit d’une proboscis, une sorte de trompe souple et fine.

Imaginez un minuscule tuyau flexible, couvert de poils microscopiques, capable d’aspirer le nectar au cœur des fleurs les plus délicates. Elle ne se contente pas de lécher : elle aspire, pompe, transporte.
Toutes les abeilles n’ont pas la même longueur de trompe. Cette variation leur permet d’exploiter des fleurs différentes.
À titre de comparaison, le spectaculaire Sphinx de Morgan, un papillon de Madagascar, possède une trompe pouvant atteindre près de 28 centimètres, un record dans le monde des insectes.
Chez l’abeille, la trompe ne sert pas seulement à aspirer. Elle peut aussi régurgiter le nectar, le transmettre à une autre ouvrière, qui y ajoutera des enzymes. Ce nectar transformé deviendra miel.
Ce que nous appelons miel est donc le fruit d’un travail collectif, d’un échange, d’une transformation patiente.
Le thorax : le moteur vibrant
Le thorax est le centre de puissance de l’abeille.
C’est là que tout se joue.

Trois segments soudés, puissamment musclés, actionnent quatre ailes. Deux grandes à l’avant, deux plus petites à l’arrière.
Lors des longs vols, ces ailes s’accrochent entre elles grâce à de minuscules crochets appelés hamuli. Elles fonctionnent alors comme une seule surface, plus stable, plus efficace. La nature, encore une fois, inspire l’ingénierie humaine.
Une abeille peut atteindre 50 à 60 km/h.
Mais en général, elle vole autour de 20 à 30 km/h, concentrée sur sa mission. Sous ce thorax battant se trouvent aussi les six pattes.
Les pattes avant nettoient les antennes avec une précision méticuleuse.
Les pattes médianes récoltent pollen et propolis.
Les pattes arrière possèdent de véritables corbeilles à pollen.
Le pollen, poudre légère et volatile, est humidifié, modelé en petites pelotes collantes. Rapporté à la ruche, il sera stocké près du couvain pour nourrir les larves.
La propolis, elle, devient ciment, revêtement, protection sanitaire. Rien n’est perdu. Tout est utilisé.
Et pendant que l’abeille vole, elle respire sans poumons : l’air entre par de petits orifices appelés stigmates, circule dans un réseau interne de trachées et nourrit directement ses tissus.
L’abdomen : le centre vital
Souple, segmenté comme les wagons d’un train miniature, l’abdomen est le cœur des fonctions vitales. C’est ici que s’organisent :
- la digestion
- la reproduction
- la défense
L’abeille possède deux “estomacs”. Le premier digère.
Le second, appelé jabot, transporte le nectar. Grâce à un système de clapet, elle peut décider : digérer… ou transmettre. Et dans la ruche commence alors un ballet fascinant : une ouvrière régurgite, une autre transforme, une autre ventile. Les enzymes agissent. L’eau s’évapore. Lentement, le nectar devient miel. Un produit de coopération.
La reine et l’équilibre fragile

Au centre de la colonie se trouve une seule femelle fécondée : la reine.
Elle seule peut pondre des œufs fertiles.
Et elle choisit, au moment précis du passage de l’œuf, s’il sera fécondé ou non.
Œuf fécondé : femelle.
Œuf non fécondé : mâle.
Ce phénomène, appelé parthénogenèse, est l’un des piliers de l’organisation sociale de la ruche. Si la reine disparaît et qu’aucune relève n’est assurée, certaines ouvrières peuvent pondre. Mais uniquement des mâles. La colonie devient alors “bourdonneuse” et son avenir s’assombrit.
L’équilibre est subtil. Fragile. Précieux.
La défense : ultime sacrifice
L’ouvrière possède un dard muni de petits harpons.
Lorsqu’elle pique un mammifère, le dard reste souvent fiché dans la peau. Elle y laisse une partie de son appareil abdominal. Elle meurt peu après.
Un acte de défense absolue.
Le mâle, appelé faux bourdon, en est incapable.
En revanche, le bourdon terrestre, Bombus terrestris, lui, peut piquer.
Le venin est thermolabile : la chaleur favorise sa diffusion. L’apiculteur le sait et utilise l’enfumoir pour apaiser la colonie.
Le rappel invisible : la glande de Nasanov
À l’entrée de la ruche, on peut parfois observer un spectacle discret mais fascinant.
Des abeilles immobiles, abdomen relevé, ailes vibrantes. Elles diffusent une phéromone grâce à la glande de Nasanov.
C’est un signal. Une boussole olfactive. “Voici la ruche.”
“Voici la reine.”
“Voici la maison.”
Un apiculteur attentif peut même reconnaître cette odeur particulière.
Respect
Tout cela.
Dans un corps minuscule. Organisation, ingénierie, chimie, architecture, communication.
Gérard DORCHY
02 février 2026
APIGOLDORAK

- la tête
- le thorax
- l’abdomen
- les odeurs
- le goût
- l’humidité de l’air
- les variations de température
- les vibrations
- et même les champs électriques

- pince
- ciseaux
- rabot
- malaxeur
- et même… d’ouvre-boîte !

- Ouvrière : de 4 000 à 6 000 facettes
- Reine : de 3 000 à 4 000 facettes
- Mâle (faux-bourdon) : de 7 000 à 9 000 facettes
- perception des ultraviolets (UV)
- vision des couleurs bleu, vert et jaune
- identification des motifs UV des fleurs, invisibles à l’œil humain
- spectre de l’abeille : 300 à 500 nm
- spectre humain : 400 à 800 nm


Au nombre de trois, disposés en triangle au-dessus de la tête, les ocelles ne servent pas à former des images.
Leur rôle principal est la détection de la lumière polarisée, ce qui permet à l’abeille de :
- s’orienter même par temps couvert
- percevoir l’assombrissement du jour
- savoir quand il est temps de regagner la ruche
La suite de cet univers fascinant sera abordée dans le prochain épisode de la rubrique La Ruche.
02 Janvier 2026
La reproduction chez les abeilles
Une abeille seule n’existe pas : elle ne vit que grâce au groupe et pour le groupe, que l’on appelle la colonie.
Ce sont les ouvrières qui décident dans la ruche. Elles vont toutefois déléguer les pleins pouvoirs à un être supérieur qu’elles vont créer, mais également supprimer s’il ne rend plus les services espérés.

Puis arrive le temps où la Reine devient moins prolifique : 4 à 5 ans dans la nature, environ 2 ans pour l’apiculteur qui recherche la performance.
Certaines ouvrières sont sélectionnées par la colonie : une dizaine d’élues verront leurs cellules agrandies, « bourrées » de gelée royale. Fait extraordinaire, cela modifiera à jamais leur morphologie et leur comportement : elles deviendront des Reines.
Au bout de 16 jours, elles émergent de leur cellule et partent immédiatement éliminer les éventuelles prétendantes en les tuant à travers leur cellule.

Les mâles, équipés de gros yeux au nombre de facettes supérieur — permettant un repérage accru — se lancent à la poursuite des élues. Le plus vigoureux atteint son « but » en premier, participant ainsi à la sélection génétique naturelle.
La Reine recevra ainsi jusqu’à une quinzaine de mâles, remplissant sa spermathèque pour toute son existence.
Retour à la ruche : accueil royal, et la machine à pondre se met en action.

Quand tout ne se passe pas normalement

L’essaimage
Anecdote
Ce que doit savoir l’apiculteur
- Cellules royales en bas des cadres : cellules d’essaimage → la colonie va se diviser dans quelques jours.
- Cellules royales au milieu des cadres : cellules de sauveté → la Reine est morte ou disparue, la colonie organise son remplacement.
- Pontes anarchiques, plusieurs œufs dans une même cellule : absence prolongée de Reine. La colonie devient bourdonneuse (production exclusive de mâles).
- Situation récupérable si elle est récente
- Vouée à la disparition si elle dure trop longtemps
Dans ce dernier cas, on récupère les abeilles en secouant les cadres au milieu du rucher : elles trouveront refuge dans d’autres colonies en faisant allégeance à une Reine existante et serviront de renfort.
02 Décembre 2025
La cire d’abeille : un trésor souvent méconnu

- Construire les rayons de la ruche
- Fermer les cellules contenant les larves (devenues alors des nymphes)
- Operculer (couvrir) chaque cellule contenant du miel ou du couvain
- Étendre les plaques de cire gaufrée que l’apiculteur place sur les cadres, afin de guider la construction et de faciliter la manipulation

- Cellules d’ouvrières
Les plus nombreuses. Elles servent également de stockage pour le nectar et le pollen. - Cellules de faux-bourdons (mâles)
Un peu plus grandes, car les mâles sont plus trapus. On les trouve principalement en bas des cadres. - Cellules royales
En forme de cacahuète, très reconnaissables. Leur emplacement renseigne sur les décisions prises par la colonie concernant son avenir (remérage, essaimage…).

- des bougies,
- de l’encaustique,
- ou divers objets décoratifs.
- Placer les blocs de cire dans un sac de jute fermé.
- Déposer le sac dans un récipient rempli d’eau chaude.
- En fondant, la cire traverse les fibres, tandis que les impuretés restent dans le sac.
- Après refroidissement, la cire propre durcit et remonte à la surface : il suffit de la récupérer.
- vos bougies naturelles,
- votre propre encaustique (mélange à parts égales de cire fondue – point de fusion 61° – et d’essence de térébenthine chaude).

02 Novembre 2025
🐝 Le « Faiseur d’Abeilles » : Frère Adam

👨🌾 De Karl Kehrle à Frère Adam

🦠 La crise de l’acariose et la naissance d’une idée

🌍 À la recherche de la perfection

🏆 L’héritage du frère Adam

🌸 Un héritage vivant
02 Octobre 2025
Quand les abeilles s’éteignent, c’est la nature qui se tait
- le varroa jacobsoni, parasite destructeur, affaiblit les colonies partout dans le monde ;
- le frelon asiatique, arrivé d’Asie par accident, décime les ruches européennes ;
- les insecticides et la disparition des haies et des fleurs sauvages privent les abeilles de nourriture. En Thaïlande comme ailleurs, l’apiculture de loisir devient presque impossible sans transhumer les colonies vers les rares zones mellifères.



02 Septembre 2025
Dans les coulisses de la ruche : devenir apiculteur.
Une passion qui devient métier
L’apprentissage du langage des abeilles
Observer avant d’ouvrir
Une école de patience et de rigueur
18 Août 2025
Le venin d’abeilles : défense, douleur et médecine.
La reine et son dard royal.
Le mécanisme de la piqûre.
Les propriétés du venin.
- anti-inflammatoires,
- immunostimulantes,
- antalgiques,
- anticoagulantes,
- cardiotoniques.
La récolte du venin.
Entre douleur et médecine.
27 Juillet 2025
Le Miel de Sapin: un trésor inattendu de la ruche.
Les apiculteurs expérimentés savent positionner leurs ruches dans des zones favorables à la présence de ces insectes producteurs de miellat, notamment dans les forêts de sapins. C’est ce qui permet de produire le célèbre miel de sapin, un miel de miellat.
- Couleur : il est généralement foncé, parfois presque noir.
- Goût : puissant, avec des notes de caramel et une légère amertume.
- Composition : il contient moins de glucose et de fructose que les miels floraux, mais est plus riche en sels minéraux, oligoéléments et acides aminés.
- Propriétés : son action antiseptique et antibactérienne est très développée. Il aide à combattre la fatigue, l’anémie, l’asthénie, et renforce la mémoire ainsi que la concentration.


Encore une raison de plus de dire merci à nos précieuses butineuses !
26 Juin 2025
La Propolis : le « produit miracle » de la ruche
- antibactérienne
- anti-inflammatoire
- antioxydante
- antifongique
- antidouleur
- détoxifiante
- hépatoprotectrice
- la toux chronique
- les laryngites
- les rhinites
- les otites
- les infections fongiques et les germes pathogènes
- Le célèbre violon Stradivarius ainsi que certains instruments à cordes (violoncelle, contrebasse, etc.) sont enduits de propolis, ce qui leur confère leur belle couleur brun foncé.
- Les Égyptiens s’en inspiraient pour embaumer les momies : lorsqu’un insecte trop gros mourait dans une ruche, les abeilles l’enrobaient de propolis pour éviter sa putréfaction — un système d’embaumement naturel !
- Procurez-vous de la propolis de grattage ou de récolte chez un apiculteur local. Il sera souvent heureux de constater votre intérêt pour cette substance précieuse.
- Faites-la macérer dans de l’alcool à 90° non dénaturé, que vous pouvez demander à votre pharmacien.
- Attention : un alcool trop faible (moins de 90°) dissoudra mal la propolis.
- L’alcool doit être non dénaturé pour éviter les maux de tête.
- Laissez reposer quelques semaines, puis filtrez le mélange.
- Utilisation :
- Soins externes : appliquez tel quel (attention, ça pique !).
- Soins internes : diluez quelques gouttes dans de l’eau pour soulager la gorge ou renforcer l’immunité.
06 Juin 2025
Les abeilles cachent un secret surprenant.
Mais les abeilles ne paniquent pas. Elles n’attendent pas non plus un salut venu de l’extérieur.
Faisant preuve d’une intelligence collective extraordinaire et d’instincts profonds, elles déclenchent des procédures d’urgence spectaculaires — presque inimaginables dans un monde régi par des insectes.
Les abeilles ouvrières sélectionnent des larves ordinaires — celles qui, en temps normal, auraient été de simples travailleuses. Rien ne les distingue. Elles ne naissent pas différentes. Mais leur destin bascule.
Elles sont choisies pour recevoir une nourriture spéciale : la gelée royale.
Une substance rare, produite par des abeilles en bonne santé, riche en protéines, en vitamines et en composés bioactifs. Une nourriture véritablement royale, dans le sens le plus pur du terme.
Les larves nourries exclusivement de cette substance ne suivent plus le chemin classique.
En quelques jours, leur corps se transforme. Leurs ovaires s’activent. Leur gabarit devient plus grand, plus fort. Leur espérance de vie est multipliée presque par vingt.
Elle ne travaillera pas. Elle commandera. Elle ne suivra pas la routine. Elle donnera la vie.
La reine n’est pas choisie pour ses gènes. Elle est créée.
Ce qui rend ce processus fascinant, c’est que les abeilles ouvrières et la reine partagent exactement le même code génétique.
L’ADN ne détermine pas le destin. C’est la nutrition. L’attention. Les décisions de la ruche.
C’est comme si, dans une société humaine, on pouvait prendre un enfant ordinaire et, en lui offrant les soins, l’environnement et le soutien nécessaires, en faire un leader extraordinaire.
Sans manipulation génétique. Sans artifice. Juste avec du soutien et une vision.
Un leader naît d’une crise
Cette métamorphose ne sauve pas seulement une larve. Elle sauve toute la colonie.
Une fois prête, la nouvelle reine prend le contrôle de la ruche, commence à pondre et restaure l’ordre.
04 Juin 2025
L’incroyable société des abeilles : un modèle d’organisation millénaire 🐝
Cette immense différence temporelle explique beaucoup de choses. Car la ruche, c’est une organisation quasiment parfaite, où l’individu n’a de sens qu’au service de la communauté. Là où l’humain valorise l’individu, l’abeille pense collectif. Une ouvrière sacrifiera sa vie sans hésiter pour préserver la colonie.


L’œuf est pondu verticalement au fond de la cellule puis prenant du poids, il penche au second jour pour être totalement couché au troisième. Il devient ensuite larve puis nymphe, puis imago insecte parfait.
La reine a une gestation de 16 jours, l’abeille 21 et le mâle 24.
Quand on parle d’abeille, on pense souvent à sa capacité impressionnante de stocker de la nourriture… et aussi à son dard redouté. Pourtant, cet insecte n’est pas naturellement agressif. Lorsqu’elle pique, c’est en dernier recours, car elle y laisse la vie.
La gardienne est chargée de protéger l’entrée de la ruche et les butineuses qui reviennent chargées de nectar. Loin de sa ruche, une abeille ne pique que si elle se sent piégée. Si cela arrive, son dard s’enfonce comme un harpon, libérant une phéromone d’alerte. Cette odeur attire ses congénères : c’est pourquoi il est important de rester calme, éviter de gesticuler ou de courir.
Si vous êtes piqué, retirez rapidement le dard en grattant doucement la poche de venin sans la presser. La chaleur (comme celle d’une cigarette ou de l’enfumoir) peut aider à neutraliser le venin, qui est thermosensible. Sinon, appliquez du froid ou du vinaigre.
Alors, respectons cette travailleuse infatigable, véritable pharmacie volante, qui fait tant pour notre santé… souvent sans que nous le sachions !
Cette situation met en lumière un fait étonnant : je ne connais aucun apiculteur installé durablement dans cette région de Thaïlande. Et pour cause : la densité florale y est très faible. Une abeille visite environ 6000 fleurs par jour. Multipliez cela par 80 000 individus et vous obtenez un besoin de plusieurs millions de fleurs quotidiennes pour faire vivre une colonie. La pollinisation dépend aussi de la morphologie des insectes. Certains (guêpes, bourdons, papillons…) ont des appareils buccaux différents et se tournent vers d’autres espèces florales que l’abeille domestique. De plus, des fleurs ornementales très présentes ici — comme les roses ou les bougainvilliers — n’offrent aucun nectar utile. Quant aux rizières omniprésentes, elles ne constituent aucun apport pour les abeilles.
Notre apiculteur chevronné tente une expérience en Thaïlande dans sa région l’ISAN.
À savoir : "Peut-on pratiquer cette activité dans cet endroit ?".

Reconnaissance du "vrai" miel….
- Une petite quantité de miel VRAI ne se diluera pas lorsqu’elle tombe dans un verre d’eau froide, elle formera comme un petit sac. Au contraire un miel frelaté chargé en sucre fondra au contact du liquide.
- Le miel VRAI recueilli dans un torchon laissera des traces après nettoyage à cause de la présence de pollen dans son contenu. Le miel frelaté, lui, ne laissera aucune trace.



Apis LABORIOSA

Apis DORSATA

Apis MELLIFERA

Apis FLOREA
