L'écoute

Un espace où l’on écoute avant de classer, où l’on ressent avant d’analyser.
Cette rubrique accueille des textes aux horizons musicaux très éclectiques : musiques savantes ou populaires, traditions lointaines ou créations contemporaines, souvenirs intimes, découvertes fortuites, réflexions personnelles ou coups de cœur assumés. Peu importe l’époque, le style ou l’origine : seul compte ce que la musique provoque, ce qu’elle raconte, ce qu’elle révèle.
L’écoute, c’est aussi une invitation à ralentir. À prêter attention aux sons, aux silences, aux émotions qu’ils traversent. Une manière de rappeler que la musique n’est pas seulement un objet culturel, mais un langage universel, un lien invisible entre les individus, les lieux et les mémoires.
Les textes rassemblés ici ne prétendent ni à l’exhaustivité ni à l’expertise académique. Ils sont avant tout des fragments d’écoute, des regards sensibles, des chemins de traverse proposés au lecteur curieux. Tendre l’oreille, simplement.
Have You Ever Seen the Rain?
À écouter pendant la lecture de l'article
🎸 Creedence Clearwater Revival : la force simple du rock authentique
Il suffit de quelques accords pour les reconnaître. Une guitare limpide, une rythmique implacable, et cette voix rocailleuse immédiatement identifiable : celle de John Fogerty.
Creedence Clearwater Revival – plus simplement CCR – n’a existé que quelques années à la fin des années 60. Pourtant, leur musique traverse les décennies sans prendre une ride. Peu de groupes peuvent se vanter d’avoir concentré autant de classiques en si peu de temps.

🎧 Mon regard de fan Il y a des groupes que l’on écoute. Et puis il y a ceux que l’on ressent. Pour moi, Creedence Clearwater Revival fait partie de cette seconde catégorie.
La première fois que j’ai entendu la voix de John Fogerty, j’ai été frappé par sa sincérité. Rien d’artificiel. Rien de calculé. Juste une intensité brute, presque instinctive. On a l’impression qu’il chante parce qu’il ne peut pas faire autrement.
Ce que j’aime chez CCR, c’est cette capacité à faire simple sans jamais être simpliste. Trois accords, une mélodie claire, un rythme qui avance sans détour… et pourtant une émotion immense. Leurs chansons ont ce pouvoir rare : elles m’accompagnent aussi bien sur la route, fenêtre ouverte, que dans des moments plus introspectifs.
Quand j’écoute Have You Ever Seen the Rain, il y a toujours une forme de nostalgie qui m’envahit. Et à l’inverse, dès que résonne Fortunate Son, c’est l’énergie pure, presque rebelle, qui reprend le dessus.
CCR ne triche pas. Leur musique traverse le temps parce qu’elle est honnête. Et peut-être est-ce cela, au fond, qui me touche le plus : cette impression que, derrière chaque note, il y a une vérité.
⚡ Une carrière aussi intense que brève
Malgré leur succès colossal, les tensions internes s’accumulent. Le leadership affirmé de John Fogerty crée des désaccords artistiques. En 1972, après seulement quelques années au sommet, l’aventure s’arrête.
Quatre années. Neuf albums. Une empreinte indélébile.
Peu de groupes ont réussi à produire autant de morceaux marquants en si peu de temps.

🌧 Conclusion
Creedence Clearwater Revival n’est pas simplement un groupe des années 60. C’est un symbole de sincérité musicale. Une preuve que quelques accords bien choisis peuvent traverser le temps.
Dans un monde où tout va vite, où la musique est parfois produite à la chaîne, CCR rappelle une chose essentielle : le rock, le vrai, n’a besoin que de vérité.
Et peut-être est-ce pour cela qu’un demi-siècle plus tard, il suffit encore d’entendre les premières notes pour que l’on monte le volume.
Thierry
Le Phin (พิณ)

- taillé dans un seul bloc de bois, le plus souvent du jacquier, apprécié pour sa bonne résonance,
- sculpté en forme de poire ou de larme,
- doté d’un manche fretté, les frettes étant à l’origine taillées directement dans le bois,
- surmonté d’une tête sculptée, souvent en forme de Naga (serpent mythique protecteur dans les cultures lao et thaïe).

- Le phin possède 2 ou 3 cordes métalliques traditionnellement.
- Aujourd’hui, on trouve des versions modernes à 4 cordes, parfois avec cordes doublées.
- L’accordage le plus courant est Mi – La – Mi, mais il peut varier selon les écoles ou les styles.
- Certains musiciens utilisent même plusieurs phins ou des modèles à double manche pour s’adapter aux tonalités.
Usage musicalLe phin est l’instrument emblématique de la musique :
- Mor Lam
- Luk Thung
- le chant,
- la danse,
- les cérémonies,
- les fêtes populaires.
- réverbération,
- effets modernes,
- intégration dans des styles fusion, rock ou contemporains.
L’approche musicale et les écolesBien que le phin puisse sembler accessible par sa gamme pentatonique, son apprentissage est exigeant.Il existe plusieurs écoles régionales, notamment :
- Udon Thani
- Khon Kaen
- Kalasin
- Ubon Ratchathani
- ainsi que des styles propres au Laos
- une bonne écoute,
- la compréhension du contexte (fête, rituel, danse),
- et souvent l’accompagnement d’un professeur, surtout pour les non-natifs.
En conclusion Le phin est bien plus qu’un instrument :
- c’est une voix culturelle de l’Isaan,
- un lien entre tradition et modernité,
- un symbole sonore immédiatement identifiable,
- et un art vivant, transmis de génération en génération.
OTYKEN : Tout aussi chaleureuse que le Molam, la Sibérie fait vibrer la planète.

L’hymne national thaïlandais, appelé “Phleng Chat Thai”
Focus sur un virtuose thaïlandais : Nat Yontararak
Il commence le piano à l’âge de 9 ans sous la direction de Pantipa Treepoonpol. À seulement 16 ans, il remporte le premier prix du tout premier Siam Music Festival en 1971.
Bien qu’il ait obtenu son diplôme universitaire en architecture à l’université de Chulalongkorn, sa passion pour la musique l’a conduit à poursuivre des études supérieures en musique au Goldsmiths College de Londres, puis à l’Université de Reading, grâce à une bourse du British Council et à une aide de la princesse Sudasiri Sobha.
Parmi ses œuvres majeures figure la sonate pour piano “Glory to Our Great Kings”, présentée aux Nations Unies en 1995 à l’occasion de la 50e session de l’Assemblée générale. En 2006, il est récompensé par le Prix Silpathorn, une distinction prestigieuse pour les artistes contemporains thaïlandais.
Côté vie personnelle, Nat Yontararak est marié à Wongdeaun Indharavud, actrice reconnue des années 1970. Elle est aussi l’arrière-petite-fille de Chao Keo Naovarat, dernier roi de Chiang Mai. Nat est par ailleurs l’oncle de Nicha Yontararak, plus connue sous le nom de Minnie, membre du groupe de K-pop (G)I-DLE.
Un parcours inspirant pour ce musicien à la croisée des traditions thaïlandaises et de l’excellence musicale internationale.
Pierre Boulez 1925 / 2016 né il y a 100 ans.
- Boulez, compositeur d'une œuvre en constante évolution
Anton Bruckner Ansfelden
(Haute Autriche)



- 9 symphonies (la neuvième inachevée)
- 7 messes
- Un grandiose Te Deum (Karajan – Wiener Philarmoniker 1978)
- 5 psaumes
- Un quintette à cordes
- Pièces d’orgue et de piano
Le cor des Alpes Suisse



